Bruxelles, 06/11/2000 (Agence Europe) - Le 3 novembre, la Présidence française a fait au nom de l'UE la déclaration suivante sur les élections à Zanzibar:
"L'Union européenne se réjouit du communiqué conjoint des délégations internationales d'observateurs publié le 31 octobre selon lequel les élections en Tanzanie continentale du 29 octobre ont été dans l'ensemble pacifiques, librement conduites et représentatives de l'opinion populaire. Toutefois, l'UE exprime une vive préoccupation au sujet de la situation à Zanzibar, suite aux élections qui s'y sont tenues le même jour. Il apparaît clairement, d'après les déclarations faites par les équipes internationales et locales d'observateurs à Zanzibar, que l'organisation de ces élections a été grossièrement inadéquate. La tenue de nouvelles élections dans 16 circonscriptions seulement néglige l'ampleur du problème. L'implication de la commission électorale de Zanzibar dans sa configuration actuelle n'offre pas non plus la possibilité d'organiser des élections crédibles. L'UE recommande vivement au gouvernement de la République Unie de Tanzanie de trouver une solution acceptable par toutes les parties à Zanzibar.
L'UE condamne l'usage excessif de la force par les forces de sécurité contre les civils à Zanzibar. Elle appelle tous ceux qui sont concernés, y compris les forces de sécurité, à faire preuve de retenue et à s'abstenir de toutes nouvelles violences ou provocations. Elle insiste sur la responsabilité du gouvernement de la République Unie de Tanzanie de garantir les droits politiques et les droits de l'homme de toute la population de Tanzanie, y compris à Zanzibar.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'Aele membres de l'Espace économique européen, se rallient à cette déclaration."