Bruxelles, 06/11/2000 (Agence Europe) - Le 3 novembre, la Présidence française a fait au nom de l'UE la déclaration suivante:
"L'UE exprime sa vive satisfaction après l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies de la résolution 55/12, en vertu de laquelle la RFY a été admise aux Nations Unies. Cette admission confirme la pleine adhésion de la RFY aux principes et valeurs de la Charte des Nations Unies. Elle illustre la volonté du Président Kostunica et du peuple yougoslave de rompre avec la politique sans issue conduite par le régime Milosevic. Elle témoigne du soutien unanime de la communauté internationale. L'admission de la RFY aux Nations Unies marque une étape essentielle de la pleine réintégration de la RFY dans la communauté internationale et un pas important vers la réconciliation, la stabilité et la paix dans la région. L'UE, qui s'est impliquée avec détermination dans l'admission de la RFY aux Nations Unies, adresse à cette occasion ses plus chaleureuses félicitations au Président Kostunica et au peuple yougoslave. Elle se réjouit de pouvoir désormais, aux Nations Unies, travailler étroitement avec la RFY sur tous les sujets d'intérêts communs.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que l'Irlande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'Aele membres de l'EEE, se rallient à cette déclaration" (voir dans EUROPE des 2/3 novembre, p.3, la déclaration de l'ambassadeur Levitte devant l'Assemblée générale, au nom de l'UE).
Dans une interview publiée dimanche par El Pais, le président Kostunica a estimé qu'"il va devenir inévitable que nous ayons un certain type de collaboration avec le tribunal de La Haye"; même s'il "n'est pas toujours allé dans la bonne voie", le tribunal "est la conséquence des accords de Dayton", que Milosevic a signé, a-t-il dit. Par ailleurs, M.Kostunica, tout en réaffirmant que Slobodan Milosevic devait rendre des comptes au peuple serbe, a confirmé que le sort de l'ancien président n'était pas parmi ses "priorités actuelles".