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Bulletin Quotidien Europe N° 7833
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/budget 2001

Mme Schreyer estime que la diminution des dépenses agricoles prévues en 2001 pourrait convaincre le Conseil d'augmenter le plafond des dépenses "relations extérieures" en réduisant le plafond "agriculture"

Bruxelles, 31/10/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne estime que la réduction de 932 millions d'euros des prévisions de dépenses de marché pour l'agriculture en 2001, présentée dans sa deuxième lettre rectificative au projet de budget 2001 (voir EUROPE d'hier p.13), est un bon argument en faveur de la révision des perspectives financières. "Grâce à ces marges de manœuvre, nous allons pouvoir redéployer des moyens de l'agriculture vers d'autres domaines, sans pour autant léser les agriculteurs", a déclaré la commissaire au budget, Michaele Schreyer, en présentant mercredi à la presse ces nouvelles propositions budgétaires. En clair, la Commission espère que les nouvelles estimations de dépense pourraient aider à convaincre le Conseil d'accepter la révision proposée dès le mois de mai par la Commission pour le budget 2001 et les budgets suivants, c'est-à-dire: réduire le plafond des dépenses agricoles, puisque le maximum de dépenses autorisé par les "perspectives" ne serait pas atteint, et augmenter d'autant le plafond des dépenses de politique extérieure, que la Commission européenne et le Conseil estiment être insuffisant au regard des différentes politiques (aide à la Serbie, partenariat euro-méditerranéen…).

Les Quinze se sont jusqu'à présent toujours refusés à accepter cette révision, mais la commissaire s'est voulue "optimiste", espérant que le Conseil "remplace les réflexes (le refus de la révision, NDLR) par la réflexion". Les discussions à ce sujet vont continuer, mais elles ne seront pas faciles. Du côté du Conseil, en effet, les premiers échos ne vont pas dans le sens espéré par la Commission. Des sources proches de la Présidence estiment au contraire que les nouveaux chiffres de la dépense agricole ne peuvent justifier une révision, puisque "si l'euro remontait face au dollar, la situation serait tout autre et la marge disponible très réduite" (à ce sujet, la commissaire Schreyer a tout de même souligné qu'il existe dans le budget une réserve monétaire, de 500 millions d'euros, justement destinée à faire face aux fluctuations des monnaies). De plus, ces mêmes sources soulignent que les nouvelles estimations "montrent que les dépenses de marché sont un secteur pour lequel il faut être très prudent, puisque les évaluations évoluent rapidement". EUROPE rappelle par ailleurs que si le Parlement européen demande une révision des perspectives financières, il s'est jusqu'à présent toujours opposé à ce qu'elle se fasse en réduisant le plafond des dépenses agricoles.

Au cours de sa conférence de presse, la commissaire au budget a aussi souligné "la bonne nouvelle" que constitue l'excédent de 900 millions dans le budget 2000, excédent qui serait reporté dans le budget 2001 en tant que recettes. Cet excédent, a précisé Michaele Schreyer, "provient des recettes supplémentaires", ainsi que de l'ajustement du calcul de la TVA et des statistiques sur le PNB. L'an dernier, sur l'exercice budgétaire 1999, l'excédent était de 2,3 milliards d'euros. Traditionnellement, après avoir été inscrit comme recette, cet argent est restitué aux Etats membres. Il est aussi envisageable, plutôt que de rendre l'argent, que la Commission en tienne compte lorsqu'elle fait appel aux contributions des Etats membres, en déduisant de cet appel le montant de l'excédent.

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