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Bulletin Quotidien Europe N° 7827
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Les déclarations officielles et les conférences de presse après la rencontre de Biarritz entre les chefs d'Etat ou de gouvernement de l'UE et M. Kostunica ne sont pas exhaustives; elles ne rendent pas compte des différents aspects de la position des nouvelles autorités serbes. Dans une interview à la télévision italienne (RAI 1, rubrique d'Enzo Biagi), M. Kostunica a déclaré:

Ce que les bombardements de 1998 ont laissé dans le coeur et la mémoire du peuple serbe. "Ils ont laissé la douleur. Nous ne pourrons jamais oublier. Nous avons la conscience qu'un crime a été commis, nous le répéterons toujours. Cette tragédie pouvait être évitée, en premier lieu par M.Milosevic lui-même, qui pendant tellement d'années a fait une politique erronée. Mais l'Otan et les Etats-Unis avaient le devoir d'évaluer les conséquences terribles: les victimes civiles, la destruction des infrastructures. Non, les Serbes ne peuvent pas oublier."

Le problème du Kosovo. "Ce n'est pas seulement un problème pour la Serbie et pour la Yougoslavie. Le Kosovo est un problème pour tous les Balkans, pour l'Europe et pour la conscience du monde. Au Kosovo en ce moment, c'est le chaos qui règne, des crimes sont commis, les lois ne sont pas respectées. Ceci, le monde civilisé et l'Europe ne devraient pas le permettre. L'intervention de la communauté internationale pour empêcher la catastrophe humanitaire, pour apporter la liberté et la sécurité, pour favoriser la naissance de la société multiethnique, comme disent les Américains, a eu l'effet contraire. Au Kosovo, il n'y pas de paix, ni pour les Serbes ni pour la plupart des Albanais eux-mêmes, qui craignent leurs concitoyens extrémistes. C'est ça, aujourd'hui, le Kosovo."

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