Bruxelles, 27/01/2000 (Agence Europe) - Lors de la conférence de presse qui a suivi la présentation au Parlement européen de l'avis de la Commission sur la Conférence intergouvernementale, le Commissaire Michel Barnier a indiqué que les coopérations renforcées devraient pouvoir s'organiser avec au moins un tiers des Etats membres, soit 9 ou 10 Etats dans une Union à 27 ou 28. La proposition de la Commission supprime ainsi le droit de veto pour des "initiatives politiques" qui permettraient "d'aller en avant-garde sur la route commune", aussi dans des matières comme la Pesc ou la justice, mais cette formule ne permettra à personne de "revenir en arrière" ou de "détricoter l'acquis communautaire", a-t-il ajouté. Après avoir indiqué que tous les domaines doivent être ouverts aux coopérations renforcées, M. Prodi a affirmé que la Commission conservera, aussi dans ce contexte, son rôle de moteur de l'Union. "Dès le début de mon mandat, j'ai pris très à cœur ce rôle de moteur. Il y a plusieurs types de moteurs: les moteurs à explosion, les moteurs diesel. Nous sommes un moteur diesel", a-t-il ajouté en affirmant que cela va peut-être moins vite, avec des bruits désagréables, mais que la Commission "garde la direction, arrive à destination et livre la marchandise". M. Barnier a dit que les coopérations renforcées fonctionneront dans les conditions normales du traité.
M. Barnier a aussi indiqué que la Commission a repris à la proposition du PE d'instaurer un Procureur européen qui aurait à connaître de tous les cas de fraude au détriment du budget communautaire.