La 'Banque des règlements internationaux' (BIS en anglais) a mis en lumière une « hétérogénéité » dans la manière dont les superviseurs appliquent les exigences prudentielles (coussins réglementaires, fonds propres additionnels, orientations non contraignantes) visant les grandes banques internationales systémiques, dans un rapport qui analyse la composition des fonds propres de 29 grandes banques sur la période 2014-2025 et publié mercredi 8 juillet.
D'après la BIS, les différences entre les ratios de fonds propres exigés s’expliquent en partie par les niveaux d’importance systémique variables des banques. Et l’analyse met également en évidence « une hétérogénéité significative dans le calcul des actifs pondérés en fonction des risques » ('risk-weighted assets' ou RWA). Certains éléments suggèrent que « les différences entre les exigences en matière de ratios de fonds propres pourraient compenser les degrés variables de prudence [des superviseurs] observés dans le calcul des risques RWA », note l'organisation financière internationale.
D'après leurs auteurs, l'un des principaux atouts du rapport est de présenter les différentes composantes des exigences globales en matière de fonds propres des grandes banques systémiques et d'« analyser les facteurs susceptibles d'expliquer les écarts observés ». « Bien que les banques soient tenues de publier des informations clés sur leurs exigences en matière de fonds propres, ces informations ne sont généralement pas disponibles sous une forme centralisée, cohérente et lisible par machine », notent-ils.
Voir le rapport de la BIS : https://aeur.eu/f/mv9 (Mathieu Bion)