La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a rappelé une nouvelle fois, mercredi 8 juillet, à son arrivée au sommet de l’OTAN, que le Groenland n’était pas à vendre.
La veille et le jour même, le président américain, Donald Trump, avait estimé à nouveau que « ce territoire devrait être contrôlé par les États-Unis, et non par le Danemark », et que le Danemark ne dépensait pas assez pour assurer la sécurité du Groenland. Le Groenland est un « gros problème », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il était « très important pour les États-Unis, mais pas pour le Danemark ».
« La position des États-Unis est malheureusement très claire, et la nôtre reste inchangée. Le Groenland n'est évidemment pas à vendre », a-t-elle souligné. La Première ministre a espéré que tous, « y compris nos alliés, respecteront le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination ». « Nous sommes un État souverain et nous demandons à tous de respecter notre intégrité territoriale et notre souveraineté », a-t-elle ajouté.
Le président letton, Edgars Rinkēvičs, a estimé, pour sa part, que le Groenland était « une partie indispensable du Danemark ». « Le Groenland appartient au peuple groenlandais », a expliqué la Première ministre islandaise, Kristrún Frostadóttir. Et d’ajouter : « Des menaces émergent de l'extérieur de l'alliance. La Russie représente la plus grande menace pour nos alliés de l'OTAN. Nous devons nous concentrer sur notre cohésion et sur la manière dont nous restons unis ».
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, pour sa part, a annoncé qu’il veillerait à ce que l'accord obtenu à Davos concernant la partie liée à l’OTAN, sur l’Artic Sentry, soit mis en œuvre « étape par étape ». (Camille-Cerise Gessant)