Le Parlement européen s'est opposé, mercredi 8 juillet, à un acte délégué visant à classer l’huile de soja comme matière première présentant un risque élevé de changement indirect d’affectation des sols (ILUC) dans le cadre de la directive sur les énergies renouvelables.
La résolution (objection) a été adoptée avec 388 voix pour, 248 contre et 24 abstentions. Les organisations agricoles de l'UE ont salué ce vote, qui protège la compétitivité de la chaîne de valeur européenne du soja, les agriculteurs et les transformateurs.
Le Coceral, le Copa-Cogeca et l'European Biodiesel Board notamment considèrent (https://aeur.eu/f/mro ) que le PE a envoyé un signal en faveur d’une approche fondée sur des données scientifiques et d’une meilleure cohérence entre les objectifs européens en matière d’énergie renouvelable, d’agriculture et de sécurité alimentaire.
Céline Imart (PPE, française) a parlé d'une « excellente nouvelle pour nos agriculteurs ». La Commission ne peut pas leur demander d’innover et d’investir dans les filières biosourcées tout en asséchant les débouchés qui leur permettent de diversifier leurs revenus. « Elle ne peut pas davantage prétendre renforcer l’autonomie européenne en protéines végétales tout en freinant le développement de la production de soja au sein de l’UE ». (Lionel Changeur)