login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13899
ACTION EXTÉRIEURE / Balkans occidentaux

La Commission européenne s’engage à renforcer l’évaluation de la maturité des projets d’infrastructures dans les Balkans occidentaux

La Commission européenne s’est engagée à renforcer l’évaluation de la maturité des projets d’infrastructures dans les Balkans occidentaux à la suite du rapport de la Cour des comptes européenne (CCE), publié en juin, qui met en évidence des lacunes dans le soutien financier de l’Union européenne à l’intégration de la région au réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Le rapport pointe notamment des faiblesses dans la sélection de projets de transport qui n’avaient pas atteint un niveau de maturité suffisant (EUROPE 13884/21).

« Nous avons effectivement constaté que tous ces projets n’étaient pas suffisamment mûrs (…) Nous devons rendre notre évaluation de leur maturité plus rigoureuse », a expliqué le directeur général de la direction générale de l’Élargissement et du Voisinage oriental (DG ENEST) de la Commission européenne, Gert Jan Koopman, lors d’une conférence organisée, mardi 30 juin à Luxembourg, par la Cour des comptes européennesur l’efficacité des instruments financiers de l’Union dans les Balkans occidentaux. Il a rappelé que, sur les 4,3 milliards d’euros alloués aux projets d’investissement essentiels dans le cadre du Cadre d’investissement pour les Balkans occidentaux (WBIF), 2,9 milliards d’euros ont été consacrés aux projets de transport.

Le chef d’unité de la DG ENEST, Christophe Galand, a estimé que la Commission devait « réfléchir » à l’introduction de délais de mise en œuvre « plus automatiques » ou à la possibilité de désengager les fonds européens alloués à des projets qui n’avancent pas afin de les réaffecter « à d’autres projets progressant plus rapidement ». Il a toutefois reconnu que les grands projets d’infrastructures nécessitent des études de faisabilité complexes, des analyses coûts-avantages ainsi que des évaluations d’impact social et environnemental, des étapes qui, selon lui, devraient être accélérées. 

Le vice-ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la Macédoine du Nord, Zoran Dimitrovski, a reconnu les difficultés liées aux capacités institutionnelles, faisant valoir que les projets sont « bien plus complexes » qu’il y a dix ans et nécessitent désormais une expertise dans des domaines tels que les marchés publics, les normes environnementales, la numérisation ou encore la résilience climatique. Il a plaidé pour une assistance technique de long terme, plutôt qu’un soutien limité à chaque projet. Il a également admis que les appels d’offres infructueux constituent une cause « majeure » des retards et que le processus devrait être amélioré « grâce à une concurrence accrue » et « à un recours plus important à des critères de qualité ». (Ana Pisonero Hernández) 

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
Invasion Russe de l'Ukraine
SÉCURITÉ - DÉFENSE
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
PRÉSIDENCE IRLANDAISE DU CONSEIL DE L'UE
SOCIAL - EMPLOI
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
BRÈVES