Les ministres des Vingt-sept chargés des Affaires européennes se réuniront mardi 24 février à Bruxelles pour évoquer l’agenda du Conseil européen des 19 et 20 mars, le cadre financier pluriannuel ou encore le 'Bouclier démocratique européen'.
Le 26 février, la formation ‘Cohésion’ du Conseil 'Affaires générales' se réunira à son tour.
La journée démarrera par une préparation du Sommet européen de mars. Il suivra logiquement l’élan donné à Alden Biesen le 12 février sur le volet ‘compétitivité’, mais aura un agenda beaucoup plus large, incluant l’Ukraine, le Moyen-Orient ou encore la migration.
Lors de la réunion des ambassadeurs des États membres, mercredi 18 février, les directions données par les dirigeants européens le 12 ont été confirmées, à savoir : la nécessité de travailler sur la simplification ou la diversification commerciale.
Concernant l’Ukraine, les dirigeants feront le point sur la situation sur le terrain et sur les derniers développements militaires, politiques et diplomatiques. Ils aborderont aussi la situation au Moyen-Orient, notamment l'initiative 'Conseil de la paix', la situation en Cisjordanie et, peut-être, en Iran.
Le Conseil 'Affaires générales' adoptera d'ailleurs, en point A, le paquet de mesures de financement pour l'Ukraine, permettant ainsi le versement des premières tranches d'aide dès avril.
Et le ministre des Affaires étrangères chypriote, Konstantinos Kombos, sera présent au Parlement européen le 24 février pour la signature officielle des actes définitifs.
CFP 2028-2034. Les ministres des Vingt-sept débattront du futur cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034 - pour lequel la Commission européenne a fait une proposition en juillet (EUROPE 13682/1) -, en tenant compte des multiples enjeux relatifs au soutien à l’Ukraine, à la compétitivité et à la défense.
Si des orientations sont attendues en mars, le sujet des ressources devrait être particulièrement important en vue de futures réunions, notamment le Conseil européen de juin.
‘Bouclier démocratique européen’. À l’heure du déjeuner, les ministres tiendront un échange de vues sur le lancement du 'Centre européen pour la résilience démocratique', élément central du 'Bouclier', présenté en novembre dernier (EUROPE 13750/4), pour améliorer la capacité de l’UE à faire face aux menaces à l'encontre de l’intégrité de ses processus démocratiques, notamment au regard des dernières évolutions numériques.
Le nouveau 'Centre européen pour la résilience démocratique' doit faciliter le partage d’expertise entre États membres et soutenir le développement de réponses communes aux menaces transversales.
En janvier, les ministres avaient identifié les priorités de travail à approfondir au Conseil sur la mise en œuvre du 'Bouclier démocratique' (EUROPE 13794/20).
La discussion de mardi 24 février devrait leur permettre de s’exprimer sur le rôle du centre afin d'éviter les doublons avec les structures existantes et de préciser sa contribution à la défense des valeurs fondamentales.
Suisse. Le Conseil de l’UE sera aussi invité à adopter, sans discussion, ses décisions relatives à la signature et à la conclusion du vaste ensemble d'accords entre l'UE et la Suisse afin de consolider, d'approfondir et d'élargir les relations bilatérales. Le 18 février, les ambassadeurs des États membres ont validé ces projets d’accords, qui seront désormais soumis à une ratification en Suisse. Le président de la Confédération helvétique, Guy Parmelin, pourrait venir à la rencontre d’Ursula von der Leyen le 2 mars pour marquer l’officialisation de ces projets d’accord.
« Cet ensemble de mesures, équilibré et global, apporte des avantages concrets à nos deux États membres ainsi qu'aux citoyens et entreprises de l'UE. Il renforce également la sécurité juridique et la coopération étendue dans de nouveaux domaines, tels que l'électricité, la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire », a salué le 19 février une source diplomatique.
Cohésion. Les ministres se réuniront pour aborder deux points liés à la politique de cohésion de l’UE. Tout d’abord, ils seront invités à approuver les conclusions relatives à l'’Agenda de l'UE pour les villes', à la suite de la communication de la Commission européenne présentée en décembre (EUROPE 13766/16).
À travers ces conclusions (https://aeur.eu/f/ksx ), les États membres soulignent l'importance des villes et de zones urbaines dans la mise en œuvre de la politique de cohésion de l’UE (EUROPE 13811/2).
Ils échangeront ensuite sur les enseignements à tirer de l’examen à mi-parcours de la politique de cohésion pour la période 2021-2027, sur base d'un document de la Présidence chypriote du Conseil de l’UE (EUROPE 13808/11). Ils se concentreront en particulier sur la manière dont les incitations et les flexibilités pourraient être conçues pour la période 2028-2034, afin d'aligner davantage la politique de cohésion sur les priorités stratégiques de l'UE, comme la compétitivité. L’objectif est d'avancer d'ici juin vers un accord politique ('orientation générale') partiel pour la politique de cohésion du prochain CFP 2028-2034.
Lien vers le document : https://aeur.eu/f/kq8
Lien vers l'agenda du Sommet européen : https://aeur.eu/f/kt2 (Solenn Paulic, Nithya Paquiry et Anne Damiani)