Les mois passent et les pays s'alignent. À la suite de la France, qui a initié le mouvement vers une potentielle interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs (EUROPE 13808/4), le Danemark, l'Espagne et, plus récemment, les Pays-Bas ont emboîté le pas. C'est désormais au tour de l'Allemagne et de la Grèce de se montrer favorables à une telle initiative, dans le cas où le dialogue avec les grandes plateformes ne produirait pas de résultats concrets.
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a exprimé sa « sympathie » pour ce genre de proposition, dans le 'Machtwechsel podcast' mis en ligne mercredi 18 février.
Le chancelier se dit « très, très, très prudent lorsqu'il s'agit d'interdire légalement quelque chose comme [les réseaux sociaux] », mais convient que les « conséquences » des fausses informations, des images générées par l'IA et des plateformes telles que TikTok, particulièrement sur les enfants, « rendent les choses plus compliquées ».
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, s'est également invité dans le débat, en affirmant, jeudi 19 février, à l'occasion du Sommet sur l'IA en Inde, qu'il était en faveur d'une législation européenne sur le sujet.
Protéger les enfants contre les dangers d'Internet et la dépendance numérique est une « priorité absolue », selon le chef de gouvernement grec, qui a ajouté qu'il annoncerait « très prochainement » une décision visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs et aux adolescents.
Selon lui, ce genre de technologies devrait renforcer « l'espace public plutôt que de nous submerger de désinformation et de haine ». (Isalia Stieffatre)