Au vu des réformes actées par la Finlande en faveur de plus d’intégrité au sein du gouvernement et de la police, le Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe (GRECO) a décidé de clore la procédure d’examen de conformité en cours.
Dans un rapport publié jeudi 12 février, les experts concluent que la Finlande a mis en œuvre onze des quatorze recommandations préconisées dans ce cycle d’évaluation.
Les trois recommandations restantes concernent la consolidation des règles d’intégrité des ministres.
Elles sont, à ce stade, partiellement mises en œuvre, mais devraient l’être pleinement dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action 2025-2027.
Sont salués en ce qui concerne l’exécutif : la création d’un système de conseils confidentiels, des mécanismes d’application de plusieurs lois incluant des sanctions ainsi qu’une formation à l’intégrité.
Des mesures préventives ont également été adoptées en ce qui concerne les conflits d’intérêts pouvant survenir avant ou après la prise de fonctions.
S’agissant des services répressifs, toutes les recommandations du GRECO ont été mises en œuvre.
Un plan d’action a été adopté pour compléter l’application de la politique anticorruption de la police et le corps des gardes-frontières met actuellement à jour son programme de lutte contre la corruption.
À relever également : la mise en place d’une formation au leadership éthique dispensée à la direction de la police, celle de plusieurs mécanismes de conseils confidentiels et le renforcement législatif de la protection des lanceurs d’alerte.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/kp0 (Véronique Leblanc)