Le coût de l’adaptation du système énergétique au changement climatique serait compris entre 39 et 100 milliards d’euros d’ici 2050, a indiqué l’Agence européenne pour l’Environnement (AEE), lundi 12 janvier, s’appuyant sur des données scientifiques de 2026.
Dans son analyse, l’Agence s’intéresse également aux secteurs du transport et de l’agriculture. Pour rendre ces trois secteurs résilients face au changement climatique, des investissements compris entre 53 et 137 milliards d'euros par an seraient nécessaires d'ici 2050, et entre 59 et 173 milliards d'euros supplémentaires par an d'ici 2100, selon un scénario d'émissions modéré ou élevé.
Par ailleurs, l'UE a subi des pertes économiques annuelles d'environ 40 à 50 milliards d'euros entre 2021 et 2024 en raison d'événements climatiques extrêmes, pour un total de 822 milliards d'euros sur la période 1980-2024.
L'Agence souligne que, malgré le coût potentiellement élevé des investissements dans l'adaptation, le renforcement des capacités d'adaptation « apportera des bénéfices plus importants à l'économie et à la société dans son ensemble ».
Le déficit annuel de financement de l'adaptation (la différence entre les besoins de financement et les fonds engagés) représente, selon elle, un risque important. Pour les trois secteurs, le déficit est estimé, jusqu'en 2050, entre 39 et 120 milliards d'euros selon les scénarios d'émissions. « Ce déficit devrait atteindre entre 44 et 157 milliards d'euros d'ici 2100, selon le scénario », ajoute l’analyse.
Pour voir la publication : https://aeur.eu/f/k8i (Pauline Denys)