Alors que les attaques ne cessent de s’intensifier sur l’Ukraine - dans la nuit de samedi à dimanche, la Russie a lancé 810 drones et tiré 13 missiles, qui ont notamment endommagé le siège du gouvernement et fait au moins cinq morts -, Européens et Américains renforcent leur coopération pour mettre la pression sur la Russie.
L'envoyé spécial de l'Union européenne pour les sanctions, David O'Sullivan, était lundi à Washington, avec une équipe d'experts européens, pour discuter de nouvelles mesures contre la Russie. Les Européens préparent le 19e paquet de sanctions. Les consultations avec les États membres sont en cours et le paquet pourrait être présenté en fin de semaine.
« Nous parlons de ce que les deux, l’UE et les États-Unis peuvent faire ensemble. Et nous sommes prêts à faire monter la pression sur la Russie », a déclaré dimanche le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, expliquant que les États-Unis étaient prêts à intensifier la pression économique, si les Européens faisaient de même. Selon lui, si les Européens augmentaient les sanctions et les droits de douane secondaires sur les pays qui achètent du pétrole russe, « l'économie russe s'effondrerait totalement, ce qui amènerait le président Poutine à négocier ». « Nous sommes actuellement dans une course contre la montre entre la capacité de l'armée ukrainienne à tenir le coup et celle de l'économie russe », a-t-il ajouté. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'était entretenue au téléphone le 5 septembre avec le vice-président américain, JD Vance, au sujet des sanctions.
Selon le président américain, Donald Trump, des dirigeants européens devaient se rendre aux États-Unis « lundi ou mardi » afin de discuter de la situation, sans préciser de quels dirigeants il parlait. Se disant « mécontent de la situation dans son ensemble », M. Trump a précisé qu’il était prêt à passer à la seconde phase des sanctions, sans donner de détails.
Lundi, la Commission européenne a précisé que Mme von der Leyen ne se rendrait pas aux États-Unis, car elle se concentrait sur son discours sur l’état de l’Union, qui se tiendra mercredi.
Le président américain devrait aussi s’entretenir « prochainement » avec le président russe, Vladimir Poutine. (Camille-Cerise Gessant)