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Bulletin Quotidien Europe N° 13642
SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

La capacité militaire des États membres de l'UE n’est pas une option, prévient Robert Brieger

Le chef du comité militaire de l’UE (EUMC), Robert Brieger, a expliqué, jeudi 15 mai, que la capacité militaire de l’UE n’était « pas une option ».

« L'Europe doit redéfinir sa position géopolitique. Le meilleur moyen d'assurer la paix est de dissuader ceux qui nous menacent. (…) Car, aujourd'hui, la capacité militaire n'est pas une option, elle est essentielle », a-t-il souligné devant la presse, à l’issue de la réunion des chefs d’état-major des États membres de l’UE.

« L'Europe doit être en mesure de protéger ses intérêts à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières, partout où ils sont menacés. Cela nécessite une puissance militaire crédible et déployable », a-t-il ajouté.

Selon le chef de l'EUMC, que l’UE évolue vers une intégration plus poussée ou une coopération sélective en termes de défense, « la sécurité et la défense doivent être au cœur de notre agenda ». « L'autonomie stratégique ne signifie pas agir seul. Elle implique la capacité d'agir avec détermination lorsque cela est nécessaire », a-t-il prévenu. M. Brieger a ajouté que cela demandait d’investir dans des projets de défense communs, de renforcer l'interopérabilité entre les États membres et de construire une culture stratégique commune.

« Concentrer la stratégie de sécurité et de défense de l'UE sur la gestion des crises internationales est insuffisant pour le moment et inadapté à l'avenir. Nous devons donc clarifier le rôle des forces armées européennes dans la défense territoriale du continent », a-t-il précisé, ajoutant qu’une coopération étroite avec l'OTAN était clairement nécessaire. « La défense collective restera assurément entre les mains de l'Alliance atlantique, mais les États-Unis se tournent vers la région indopacifique et il est clair que davantage d'efforts doivent être déployés sur le sol européen et par les États membres européens », a expliqué M. Brieger.

Revenant sur les opérations maritimes de l’UE, il a estimé qu'Atalanta et Aspides étaient « cruciales pour garantir la sécurité des voies de navigation internationales » et qu’il fallait une meilleure synchronisation entre elles « pour accroître encore leur efficacité ». Il a aussi regretté que les trois opérations maritimes de l’UE - Atalanta, Aspides, mais aussi Irini - manquent de ressources, estimant qu’il faudrait s’assurer, lors de lancement de telles missions, de disposer suffisamment de navires, d'avions et de ressources pour les mener à bien. (Camille-Cerise Gessant)

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