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Bulletin Quotidien Europe N° 13642
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DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Droits fondamentaux

Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie - au Parlement européen, des militants dénoncent le recul des droits LGBTQI+

À la veille de la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOBIT), un événement public de haut niveau intitulé 'La liberté de réunion menacée', s’est tenu vendredi 16 mai au Parlement européen, en présence de la commissaire européenne à l’Égalité, Hadja Lahbib. 

Ce débat a permis à des militants venus de Hongrie, de Roumanie, de Bulgarie, de Serbie et d’Italie de tirer la sonnette d’alarme face à l’amplification des atteintes aux droits des personnes LGBTQI+ au sein de l’Union européenne (EUROPE 13640/27). 

Lors de la conférence de presse organisée en amont de l’événement, la présidente de la Budapest Pride, Viktória Radványi, a dénoncé le projet de loi adopté le 18 mars dernier par le Parlement hongrois qui rend illégale l’organisation ou la participation à la 'marche des fiertés' ('Gay Pride') (EUROPE 13613/13). 

« Il est sans précédent qu’un gouvernement interdise à une seule minorité de manifester pour ses droits, sa dignité et son égalité », a-t-elle martelé. Aussi, a-t-elle alerté sur les risques de poursuites pénales et l’usage de la reconnaissance faciale pour sanctionner rétroactivement les participants.

En outre, le directeur exécutif de l’association Accept (Roumanie), Victor Ciobotaru, a rappelé que « la fierté n’est pas seulement une question de visibilité ou de célébration », mais « un acte de résistance à une époque où la haine s’intensifie ». 

Il a appelé l’Union européenne à « conditionner l’accès aux fonds européens au respect des droits fondamentaux ». 

Abondant dans le même sens, le coprésident de l’Intergroupe LGBT du PE, Marc Angel (S&D, luxembourgeois), a affirmé que « la visibilité dans l’espace public n’est pas un privilège, c’est un droit fondamental », et a annoncé qu’une délégation du groupe S&D, mené par sa présidente, Iratxe García Pérez (espagnole), participerait à la Budapest Pride le 28 juin prochain. 

L'autre coprésidente de l’Intergroupe, Kim Van Sparrentak (Verts/ALE, néerlandaise), a mis en garde : « Nous sommes à un point de bascule. Il est temps que la Commission cesse les discours et prenne des mesures concrètes contre les gouvernements qui instrumentalisent notre communauté ». 

Ce même jour, et tandis qu’un million d'Européens ont appelé à interdire les thérapies de conversion (voir autre nouvelle), la Commission européenne a réaffirmé, dans un communiqué, son engagement à lutter contre la haine anti-LGBTQI+, ainsi que la mise en oeuvre d’une nouvelle stratégie européenne pour l’égalité LGBTQI+ d’ici la fin de l’année. (Nithya Paquiry)

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