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Bulletin Quotidien Europe N° 13634
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / États-unis

Le Parlement européen soutient la stratégie de négociation de la Commission européenne avec Washington

La négociation en parallèle de la préparation de mesures de réponse aux tarifs américains met d’accord les députés européens. Ceux-ci ont à nouveau débattu à Strasbourg, mardi 6 mai, de la relation commerciale entre l’UE et les États-Unis.

Qu’ils le disent clairement ou pas, la plupart des groupes politiques soutiennent la stratégie de la Commission européenne, qui consiste à négocier avec l’administration américaine pour trouver une solution bénéfique pour les deux parties et à préparer, dans le même temps, une réponse ferme.

Le Suédois Jörgen Warborn (PPE) a salué la trêve tarifaire décidée par l’administration américaine, puis par l’UE. « Mais soyons clairs : l’inaction ne peut devenir notre politique. Pendant ces 90 jours, nous devons préparer une réponse forte, proportionnée et unitaire », a-t-il ajouté.

Les groupes des socialistes et démocrates, de Renew Europe, des Verts/ALE ou de La Gauche sont plus déterminés encore sur le fait d’imposer des contre-mesures aux Américains, bien qu'ils admettent, pour la plupart d’entre eux, le fort enjeu à trouver un terrain d’entente avec le président américain, Donald Trump.

« Nous avons les outils et nous devons les utiliser : des droits de douane ciblés sur les secteurs stratégiques américains, des sanctions et des taxes sur les entreprises de la Big Tech qui violent nos règles et l’exclusion des entreprises américaines de nos marchés publics », a fait valoir la présidente du S&D, Iratxe Garcia Pérez.

Elle estime également que l’UE devrait faire usage de son outil ‘anti-coercition’ pour établir un rapport de force dans la négociation.

Les groupes CRE, PfE et ENS se sont, en revanche, opposés aux mesures de représailles envers les États-Unis. Pour eux, l’UE ferait davantage le bien de ses entreprises en effaçant le 'Pacte vert' et ses législations.

Adam Bielan (CRE, polonais) a salué la visite de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, à Washington. « On ne peut pas en dire autant du Premier ministre polonais, Donald Tusk, qui continue de bloquer les initiatives du Président polonais, Andrzej Duda, de réunir un sommet UE/États-Unis sous la Présidence polonaise du Conseil de l’UE. C’est une occasion manquée, tant politique qu’économique », a-t-il déclaré. (Léa Marchal)

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