L’ambassadeur de l’UE auprès des Nations Unies, Stavros Lambrinidis, a appelé, mardi 29 avril, à la reprise de l’aide humanitaire à Gaza. Les stocks de nourriture du Programme alimentaire mondial (PAM), tout comme de plusieurs ONG internationales, sont complètement vides, alors que le blocus de l’aide imposé par Israël se poursuit depuis 60 jours.
« L'accès et la distribution sans entrave de l'aide humanitaire ainsi que l'approvisionnement en électricité de Gaza doivent reprendre immédiatement », a souligné M. Lambrinidis lors d’un débat au Conseil de sécurité de l'ONU. Il a rappelé qu’en exerçant son droit de se défendre, Israël devait se conformer pleinement à ses obligations en vertu du droit international, y compris le droit international humanitaire, en toutes circonstances.
« Un retour immédiat au cessez-le-feu est essentiel afin de permettre la libération de tous les otages et la fin définitive des hostilités », a-t-il ajouté. M. Lambrinidis a réaffirmé l'importance d'assurer la protection des civils, y compris des humanitaires, soulignant la profonde préoccupation de l’UE concernant les incidents récurrents entraînant la mort d'humanitaires travailleurs et appelant à la reddition des comptes.
Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères de la France, qui assure la présidence du Conseil de sécurité, a rappelé qu’un nouveau cessez-le-feu devrait permettre de faire entrer massivement l’aide humanitaire à Gaza, alors que la situation sur place est « catastrophique » et « inacceptable ». « Le calvaire que vivent les populations civiles gazaouies doit prendre fin », a-t-il plaidé, appelant Israël à lever tous les blocages pour que l’aide humanitaire afflue « enfin ». (Camille-Cerise Gessant)