Une forme de convergence se dessine sur la question des 'crédits nature', selon la Commission européenne. La commissaire à l'Environnement, Jessika Roswall, prévoit d'acter cette dynamique lors de son discours sur la 'vision pour l'agriculture', lundi 5 mai.
Une 'feuille de route' est attendue d'ici décembre pour clarifier la direction et les engagements. La Commission européenne veut commencer par développer des dispositifs locaux, qui serviront de base pour tirer des enseignements, construire la confiance et envisager une échelle plus large et centralisée. La Commission va notamment s'appuyer sur des projets pilotes portés par les gouvernements en France, en Finlande et en Irlande (EUROPE 13628/4).
Le scénario le plus optimiste du Forum économique mondial estime que les 'crédits nature' pourraient rapporter environ 180 milliards d'euros à l'échelle mondiale d'ici 2050. Mais ce démarrage sera lent et l'Europe ne représente qu'une part de cette estimation, prévient la Commission européenne.
L'initiative a rencontré l'enthousiasme des institutions financières conviées à une table ronde organisée par la Commission, mercredi 23 avril (EUROPE 13625/10), selon le cabinet de Jessika Roswall.
La Commission estime que 70% des entreprises dépendent d'au moins un service écosystémique et assure que ces 'crédits nature' se développeront comme un outil incitatif et sur la base du volontariat, pour offrir une source de revenus complémentaire aux agriculteurs.
Certaines zones en Europe n'étant plus rentables pour l'agriculture classique, la Commission voit en effet dans les 'crédits nature' une autre source de revenus. (Florent Servia)