La Chine a décidé de lever ses sanctions touchant les eurodéputés Michael Gahler (PPE, allemand), Raphaël Glucksmann (S&D, français), Miriam Lexmann (PPE, slovaque), Ilhan Kyuchyuk (Renew Europe, bulgare) et les membres de leur famille. Les universitaires et organisations de la société civile sous sanctions, ainsi que l'ancien eurodéputé Reinhard Bütikofer, devraient le rester.
En 2021, la Chine avait sanctionné dix personnes, quatre entités ainsi que la sous-commission des droits de l'Homme du Parlement européen avec des interdictions de séjour et un gel de leurs avoirs. Les sanctions européennes, qui étaient à l'origine de la réponse chinoise, restent, quant à elles, en vigueur.
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a annoncé la nouvelle aux chefs des groupes politiques, mercredi 30 avril. D'après un communiqué, ceux-ci ont rappelé que la levée des sanctions « ne signifiait pas que le Parlement européen détournerait le regard des problèmes qui caractérisent la relations UE/Chine ».
Le geste chinois s'inscrit dans une tentative d'apaisement des relations entre l'UE et la Chine. Les deux partenaires espèrent trouver des solutions à leurs différends commerciaux, voire relancer les discussions autour d'un accord d'investissement. (Léa Marchal)