Les ambassadeurs des États membres de l’UE se pencheront mercredi 30 avril sur l’état des relations entre l’UE et le Royaume-Uni alors que les deux parties ont exprimé ces derniers mois le souhait de renforcer leur partenariat, notamment dans le domaine de la défense, mais aussi du commerce ou de la sécurité et de la lutte contre l’immigration illégale.
Tous ces sujets seront abordés le 19 mai lors du Sommet UE-Royaume-Uni organisé à Londres et pour lequel un projet de déclaration conjointe sera préparé. Un premier projet relativement court de 'Déclaration commune sur un préambule géopolitique', daté du 25 avril, sera précisément discuté le 30 avril par les représentants permanents.
Vu par Agence Europe, ce premier texte souligne l’attachement des deux parties aux règles de l’OMC, au multilatéralisme et à un commerce libre et ouvert. Il s'agit aussi, pour elles, de rappeler leur attachement à la stabilité économique mondiale, notamment dans le contexte de hausse des tarifs américains et de tensions entre les États-Unis et la Chine, qui ont des répercussions mondiales.
Les deux parties réaffirmeront également leur soutien continu à l’Ukraine, financier, politique ou militaire, et le maintien de sanctions contre la Russie.
Elles reviendront également sur les migrations irrégulières, qui seront un autre thème du Sommet du 19 mai avec la défense et l’approfondissement des relations commerciales, comme l’a dit la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, le 24 avril, lors de son déplacement à Londres.
Ces derniers mois, après l’élection de Keir Starmer, les deux parties avaient exprimé une volonté de se rapprocher sur ces différents sujets, notamment d’approfondir les relations commerciales régies par l’accord de commerce et de coopération (TCA). L’idée est notamment de lever davantage d’obstacles au commerce, mais les États membres souhaitent aussi s’assurer de la bonne application préalable par Londres des accords existants, comme l'accord de retrait ou le protocole de Windsor concernant l'Irlande du Nord.
S’agissant de la défense, l’enjeu pour le gouvernement britannique est aussi de faire profiter ses industries de l’armement du programme SAFE de 150 milliards d’euros.
Le Sommet du 19 mai pourrait aussi, en principe, être l’occasion de confirmer une participation britannique, mais dans le cadre d'un nouveau 'Pacte sur la sécurité et la défense', comme le demande l'UE.
Un renforcement sur la libre circulation des jeunes étudiants, via Erasmus +, est également souhaité par l’UE. (Solenn Paulic avec Léa Marchal)