La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président des Émirats arabes unis, Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyanunis, se sont entendus, jeudi 10 avril, pour lancer des négociations sur un accord de libre-échange. La Commission avait fait part, ces dernières semaines, de l'intérêt marqué d'Abu Dhabi pour un accord de commerce avec l'UE.
Actuellement, les relations entre les deux parties sont régies par l'Accord de coopération UE/Conseil de coopération du Golfe (GCC). Des négociations pour un accord de commerce entre ces deux blocs ont été ouvertes en 1990, puis suspendues en 2008.
L'UE importe surtout des hydrocarbures des Émirats arabes unis, mais aussi de l'aluminium et d'autres matières plus rares, comme certaines pierres. Dans le sens inverse, l'UE exporte des produits industriels à haute valeur ajoutée, tels que des réacteurs nucléaires, de la machinerie, des chaudières, etc.
En plus de libéraliser les échanges de biens et de services, l'accord devrait cadrer les investissements, approfondir la coopération dans les énergies renouvelables, l'hydrogène vert et les matières premières critiques.
À ce stade, la Commission n'évoque pas les enjeux de développement durable dans l'accord, mais rappelle qu'elle a « de solides antécédents en matière d'accords commerciaux aux standards élevés ».
La présidente de la Commission a estimé, dans un communiqué, le 10 avril, que les deux partenaires pourraient avancer rapidement dans ces négociations. Preuve de cet engagement, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, devrait se rendre bientôt aux Émirats arabes unis. (Léa Marchal)