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Bulletin Quotidien Europe N° 13590
POLITIQUES SECTORIELLES / BiodiversitÉ

Jessika Rosswall se réjouit de l'accord conclu à la COP16 à Rome, estimant que le multilatéralisme fonctionne encore

La COP16 s’est conclue sur un accord à Rome, où un deuxième cycle de négociations s’est tenu après l’échec de Cali (EUROPE 13517/15).

L’accord prouve que le multilatéralisme « fonctionne » encore, « malgré un paysage géopolitique fragmenté », a déclaré la commissaire européenne à l’Environnement, Jessika Roswall, vendredi 28 février.

Un premier bilan mondial des progrès réalisés dans la mise en œuvre du cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal - adopté lors de la COP15 de Montréal de 2022 - se déroulera à la COP17 d’Erevan, en 2026. 

À Rome, les Parties se sont accordées sur la planification, le suivi, le reporting et l’évaluation, ainsi que sur l’ensemble des indicateurs de mesure des progrès. Le cadre de suivi permettra aux parties de mesurer leurs progrès à partir de critères communs. À Erevan, en 2026, en plus des gouvernements, les peuples autochtones, la société civile, le secteur privé et les communautés locales auront accès aux mécanismes de planification, d'établissement de rapports et d'examens (PMRR). 

Une 'feuille de route' a été définie jusqu'à la COP19 de 2030 afin de combler le déficit de financement de la biodiversité, qui est « estimé à 700 milliards de dollars », a rappelé Greenpeace. Les parties se sont engagées à mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an d'ici 2030, dont 20 milliards par an en flux internationaux d'ici 2025 (30 milliards d'ici 2030). 

Outre les financements publics des pays, les ressources privées et philanthropiques, les banques multilatérales de développement, le financement mixte et d'autres approches ont été identifiés comme sources de financement. 

La mobilisation des ressources. Enjeu principal des débats à Rome, la décision de créer un nouveau mécanisme de financement a été reportée à la COP18 de 2028, sans garantie. Car rien n'indique que l'instrument financier permanent fera l'objet d'un nouveau fonds à partir de 2030, comme le souhaitent les pays en développement. Selon l'article 21, la gestion du mécanisme financier pourra « être confiée à une ou plusieurs entités nouvelles, réformées ou existantes ».

Les pays développés maintiennent qu'il faudra évaluer l'efficacité du Fonds pour le Cadre mondial de la biodiversité, qui dépend du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), avant de créer un nouvel instrument. Petite victoire pour les pays du sud, qui critiquent la gouvernance du FEM : la gestion du mécanisme financier devra être « placée sous l'autorité et l'orientation de la Conférence des parties ». (Florent Servia)

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