Au lendemain de la réunion du groupe informel Quint (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France et Italie), à Rome, pour coordonner les efforts en faveur de la transition en Syrie, la Haute Représentante de l'UE, Kaja Kallas, a estimé, vendredi 10 janvier, que l'UE « pourrait progressivement alléger les sanctions à condition que des progrès tangibles soient réalisés ».
Quelques jours plus tôt, le ministre français Jean-Noël Barrot avait jugé que les sanctions qui « entravent l’accès à l’aide humanitaire » ou « empêchent le redressement du pays » « pourraient être levées rapidement ». Une levée de sanctions nécessite l'unanimité des États membres.
Selon un communiqué du Département d'État américain à Rome, les représentants italien, américain, allemand, français et britannique ont discuté des moyens d'aider le peuple syrien à saisir l'opportunité de la chute du régime d'Assad pour « construire un avenir meilleur ».
« Ils ont réitéré la nécessité pour tous les groupes en Syrie de respecter les droits de l'homme, de faire respecter le droit international humanitaire, de veiller à ce que la Syrie ne constitue pas une menace pour ses voisins ou ne serve pas de base au terrorisme, et de prendre toutes les précautions pour protéger les civils, y compris les membres des groupes minoritaires », ajoute le Département d'État. (Camille-Cerise Gessant)