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Bulletin Quotidien Europe N° 13550
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Olivér Várhelyi promet des premières propositions sur le bien-être animal pour 2026

Lors d’un débat en session plénière du Parlement européen, jeudi 19 décembre à Strasbourg, le commissaire à la Santé et au Bien-être animal, Olivér Várhelyi, a assuré qu’il allait « moderniser les normes existantes en matière de bien-être animal » et commencer un « suivi » des initiatives citoyennes européennes (ICE), dont celle appelant à mettre fin à l’utilisation des cages.

Un débat ouvert sera mené l’an prochain en incluant les agriculteurs, en vue de publier des premières propositions en 2026, a-t-il expliqué. Lors de l'élaboration de nouvelles règles, la Commission tiendra pleinement compte des spécificités des différents secteurs de l'élevage. « Notre travail devrait viser à traiter les premiers secteurs dès 2026, avec des propositions législatives basées sur les larges consultations de l'année prochaine », a précisé M. Várhelyi. 

« Comment ce Parlement devrait-il travailler efficacement et de façon cohérente sur le règlement relatif au transport des animaux alors que des propositions complémentaires concernant l’abattage, l’élevage ou l’étiquetage du bien-être animal n’ont toujours pas été publiées ? », s’est insurgée Tilly Metz (Verts/ALE, luxembourgeoise), corapportrice avec Daniel Buda (PPE, roumain) sur le transport animal. Le commissaire a confirmé qu'il travaillerait sur la fin des cages, mais il n'a rien dit sur l'étiquetage ou l'abattage. « Ce sera très difficile d'avancer sur tout ces sujets, mais je vais mettre toute la pression possible », a dit Mme Metz à Agence Europe, mardi 17 décembre à Strasbourg. Elle a précisé qu'elle envisageait une adoption au PE du rapport sur le transport animal en fin d’année 2025.

« Un autre instrument à ne pas oublier, c’est l’application de nos règles actuelles », a rétorqué Olivér Várhelyi. « Une meilleure application des règles nous permettrait d’apporter des avantages concrets à nos animaux et à nos agriculteurs », selon lui.

Rendre l’élevage possible. Du côté du PPE, l’Italien Herbert Dorfmann a estimé que les animaux devaient pouvoir être élevés dans l'UE. « J'ai parfois l'impression que ce fait est remis en question », a-t-il déploré. La plupart des ICE visent à rendre impossible l'élevage d'animaux dans l'UE, selon l’eurodéputé. Il s’est dit favorable à ce que l’UE exige que les volailles ne soient plus élevées en cage, mais « nous devons alors également garantir qu'aucun œuf ni aucune viande de volaille importés ne proviennent de ces élevages en cage ».

Il a déploré que l’UE allait importer 180 000 tonnes supplémentaires de viande de poulet en franchise de droits des pays du Mercosur. Valérie Deloge (PfE, française) a dit qu’elle n’était « pas certaine que nommer un commissaire au Bien-être animal ou rouvrir de vieux textes en suspens soit la meilleure solution ». Elle a critiqué la signature d’accords de libre-échange avec des pays « peu regardants sur le traitement des animaux » ou la poursuite des exportations d’animaux vivants vers le Moyen-Orient « pour qu'ils puissent y être abattus rituellement ».

« Avec vos réformes incessantes, vous accélérez la fermeture des exploitations et menacez notre production animale ; vous affectez directement notre souveraineté alimentaire », a aussi regretté Mariateresa Vivaldini (CRE, italienne). (Lionel Changeur)

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