login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13521
ACTION EXTÉRIEURE / Turquie

Le renforcement de la perspective d’adhésion de la Turquie est dans l’intérêt de l’Europe, plaide Recep Tayyip Erdoğan

Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a plaidé, jeudi 7 novembre, pour le renforcement de la perspective d’adhésion de son pays, estimant que cela était dans l’intérêt de l’Europe et de la région, alors que les négociations sont gelées depuis 2018.

« Il n’existe aucune justification raisonnable pour bloquer pendant des années l’adhésion d’un pays comme la Turquie, qui contribue de manière significative à la prospérité et à la sécurité du continent. Dans la conjoncture géopolitique actuelle, il est évident que le renforcement de notre perspective d’adhésion serait dans l’intérêt de l’Europe et de notre région voisine », a-t-il expliqué lors du cinquième sommet de la Communauté politique européenne.

L’UE a mis une halte aux négociations en raison de la situation de l’État de droit en Turquie et, le même jour, lors de son audition devant les eurodéputés, la commissaire européenne désignée à l’Élargissement, Marta Kos, a prévenu que des progrès dans la résolution de la question chypriote étaient un prérequis pour faire avancer le processus d’adhésion de la Turquie à l'UE (EUROPE 13520/3).

Le président a expliqué que son pays était prêt au dialogue et à la coopération pour faire avancer ses relations avec l’UE, espérant notamment une plus grande participation à la défense européenne.

« L’intégration totale de la Turquie dans les efforts de défense de l’UE est une nécessité pour la paix et la sécurité de l’Europe », a expliqué M. Erdoğan, espérant que la voie sera ouverte « sans délai » pour la participation de la Turquie aux projets de l’Agence européenne de défense et de la Coopération structurée permanente.

« Le soutien de la Turquie est impératif pour trouver des solutions aux problèmes de grande envergure qui affectent l’Europe et au-delà », a ajouté le président. Une des conditions pour qu’un pays tiers puisse participer à ces projets est de respecter le principe de bon voisinage, alors que la Turquie ne reconnaît pas la République de Chypre.

Rare rencontre Erdoğan/Christodoulides. La communauté politique européenne a été l’occasion pour le président turc de rencontrer, en marge de la réunion, son homologue chypriote, Nikos Christodoulides. Les rencontres entre les deux dirigeants sont très rares alors que les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques.

M. Christodoulides a mis en avant la « nécessité de résoudre la question chypriote », avec la « reprise de négociations de fond ». « J'ai exprimé notre volonté, en tant que République de Chypre, de contribuer au renforcement des relations euro-turques, ainsi qu'à des progrès concrets et substantiels pour résoudre la question chypriote, toujours sur la base du cadre convenu », a-t-il souligné, selon un communiqué de la présidence chypriote. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
AUDITION DES COMMISSAIRES DÉSIGNÉS AU PARLEMENT EUROPÉEN
Invasion Russe de l'Ukraine
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
BRÈVES