Avant son audition de confirmation au Parlement européen, prévue mercredi 6 novembre, le commissaire désigné aux Partenariats internationaux, Jozef Síkela, a présenté sa vision d'une politique de développement européenne modernisée et inclusive dans ses réponses écrites aux questions des eurodéputés.
Avec la stratégie Global Gateway au cœur de son approche, M. Síkela propose d'insérer l'Union européenne en tant que partenaire de choix dans un environnement géopolitique concurrentiel, en privilégiant des investissements durables, notamment dans les infrastructures ‘vertes’ et numériques.
En outre, le candidat tchèque assure que l’objectif d’éradication de la pauvreté dans les pays en développement, tel qu’inscrit dans les traités fondateurs de l’UE, et les objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations Unies établiront le cadre de son travail.
« Au cours des dernières décennies, le modèle traditionnel donateur-bénéficiaire a montré ses limites. Les pays ayant le mieux réussi à réduire la pauvreté sont ceux qui ont investi dans les infrastructures, l'industrie manufacturière et l'éducation, intégrant ainsi leurs économies dans circuits mondiaux du commerce et de l'investissement. C'est là que les marchés émergents et les économies en développement cherchent aujourd'hui un soutien », argue M. Síkela. Et d'ajouter : « Au XXIe siècle, les pays veulent des partenariats et non des dépendances ».
Le commissaire désigné s'aligne ainsi sur la stratégie, déjà amorcée par la commissaire sortante, Jutta Urpilainen, d'un modèle de coopération au développement de l'UE dorénavant fondé sur une « résilience » mutuelle renforcée au sein des partenariats internationaux (EUROPE 13495/14).
Il plaide pour une mobilisation accrue d'investissements privés qui puissent notamment s'appuyer sur des instruments de réduction des risques. « Nous devrions viser à établir des partenariats à long terme mutuellement bénéfiques avec des partenaires clés, susceptibles de renforcer la compétitivité et de diversifier les chaînes d'approvisionnement tout en améliorant la durabilité et la valeur ajoutée, ce qui stimulerait également les économies de nos partenaires et soutiendrait la mise en œuvre de l'Agenda 2030 », affirme M. Síkela.
Par ailleurs, le commissaire désigné souligne son engagement en faveur de l'égalité des genres, des jeunes, et de la lutte contre les inégalités. « L'égalité de genre est non seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité économique », estime-t-il.
Voir toutes les réponses écrites du commissaire désigné : https://aeur.eu/f/e1y (Bernard Denuit)