Michael O’Flaherty, Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, a commenté, lundi 23 septembre, sa mission menée du 16 au 18 septembre à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie.
Il reconnaît l’instrumentalisation de la migration par les autorités biélorusses, mais dénonce des atteintes au respect des droits humains.
Au premier rang de celles-ci, il cite la pratique des retours sommaires à la frontière facilitée par les changements législatifs adoptés par la Pologne en 2021 et contraire à la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Commissaire réclame la fin des renvois sommaires vers la Biélorussie, l’examen individuel du dossier des personnes demandant une protection internationale, la création de structures permettant un dialogue entre organisations de la société civile et garde-frontières (c'était le cas avant 2015), l’abandon de toute criminalisation de personnes impliquées dans l’assistance juridique et humanitaire à la frontière, un plein accès humanitaire à la zone tampon qui y est établie et la mise en place d’un mécanisme indépendant de surveillance des droits humains le long de cette frontière.
« Notant le rôle de premier plan que joue la Pologne dans l'élaboration des politiques migratoires européennes », le Commissaire « encourage les autorités polonaises à montrer l'exemple ». En mettant en place un système de gestion des migrations solide, où les « préoccupations légitimes » en matière de sécurité tiennent compte des droits humains des réfugiés, demandeurs d’asile et migrants dans le plein respect du droit international.
Lien vers les commentaires : https://aeur.eu/f/djb (Véronique Leblanc)