L’Union européenne doit utiliser plus efficacement ses ressources naturelles pour être plus compétitive, argumente le centre de réflexion Bruegel dans une note d’orientation politique publiée jeudi 12 septembre. Une circularité accrue dans l’exploitation des matières premières, de l’eau et des terres permettra aussi de réduire les risques de dépendances critiques envers certains pays tiers et renforcera la sécurité économique, selon les auteurs du document.
Bruegel déplore une conscience générale trop faible quant à l’ampleur de l’impact de l’extraction humaine sur la nature. Dans cet ordre d’idée, le centre de réflexion suggère que des travaux soient entamés pour identifier les coûts des externalités de la pollution sur le climat et la biodiversité. Bruegel évoque plus précisément l’idée de taxe sur les ressources, dont la faisabilité pourrait être étudiée.
Les auteurs de la note souhaitent également engager une réflexion sur les taxes liées aux décharges et à l’incinération, qui devraient reposer davantage sur les producteurs plutôt que sur les consommateurs. « Si les producteurs sont davantage responsables des matériaux tout au long de leur cycle de vie, ils pourraient revoir radicalement la conception des produits pour en faciliter le recyclage ou la refabrication ou développer des modèles commerciaux différents, tels que les ‘produits-services’ ».
Une taxonomie sur l’économie circulaire pourrait également encourager les investissements qui vont dans ce sens, selon les auteurs, qui formulent d’autres recommandations concrètes à destination de la Commission européenne.
Voir le document : https://aeur.eu/f/df2 (Léa Marchal)