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Bulletin Quotidien Europe N° 13478
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les contraintes sanitaires pèsent sur les secteurs du porc et de la volaille, selon les États membres de l’UE

Les États membres de l’Union européenne ont reconnu, lundi 9 septembre, lors de la réunion du comité spécial agriculture (CSA) organisée à Budapest, que les contraintes sanitaires et les maladies animales pesaient sur les secteurs européens des viandes porcines et de volailles.

La Commission européenne a présenté au CSA un état des lieux de la situation de ces deux marchés.

En ce qui concerne la viande porcine, l’UE est le deuxième producteur mondial (86% de la production de viande porcine dans l'UE se fait dans 8 États membres). La production de l'UE a diminué ces dernières années (-6% en 2023 comparé à 2022). Les prix ont atteint des niveaux sans précédent l'année dernière, bien au-dessus de la moyenne des cinq dernières années. L'UE est un exportateur net de viande porcine, alors que les importations sont très limitées. La Chine absorbe 25% des exportations de l’UE, suivie du Royaume-Uni. La production de viande porcine devrait diminuer de 0,9% par an d'ici 2035. La consommation devrait également diminuer. Selon la Commission, les prix de la viande porcine devraient se maintenir à un niveau élevé, tandis que les exportations devraient diminuer.

2024 marque une reprise de la production de viande de volaille dans l'UE - six pays représentant 73% de la production de l'UE. Après avoir atteint un sommet en 2023, les prix ont légèrement baissé et se stabilisent. L’UE est le troisième plus grand exportateur après le Brésil et les États-Unis. L'UE importe également une quantité importante de volailles. La production et la consommation de volailles devraient augmenter de 1,4% par an. Des contraintes environnementales pourraient limiter la production dans certaines régions et la grippe aviaire devrait continuer à avoir un impact, selon la Commission.

Parmi les défis mentionnés pour les deux secteurs figurent les préoccupations environnementales liées aux émissions de gaz à effet de serre et les considérations relatives au bien-être des animaux.

Les délégations ont rappelé l'impact négatif des maladies animales, telles que la peste porcine africaine et la grippe aviaire, ainsi que du changement climatique. Certaines délégations ont indiqué qu'elles souhaitaient un système d'étiquetage pour les exigences en matière de bien-être animal, ainsi qu'un étiquetage obligatoire du pays d'origine. Plusieurs pays ont réclamé un soutien supplémentaire pour aider les exploitants à respecter les exigences en matière de bien-être animal et d'environnement.

La nécessité d'investir dans la recherche (nouvelles technologies et vaccins) a aussi été mentionnée, de même que des mesures volontaires de réduction de la production.

Certaines délégations ont regretté que certains pays tiers ne reconnaissent pas la ‘régionalisation’, pour éviter justement une interdiction de toutes les importations de l’UE, y compris en provenance de régions exemptes de maladies.

Enfin, plusieurs délégations ont souligné l'importance des mesures préventives et de la gestion des risques.

Une note de la Présidence hongroise du Conseil rappelle que les secteurs du porc et de la volaille ne sont pas éligibles aux aides couplées de la politique agricole commune (PAC), mais peuvent bénéficier d'aides à l'investissement ou d'autres mesures liées, par exemple, au bien-être animal.

Les ministres européens de l'Agriculture discuteront de la PAC post-2027 (EUROPE 13477/3) mardi 10 septembre. (Lionel Changeur)

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