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Bulletin Quotidien Europe N° 13455
Sommaire Publication complète Par article 10 / 30
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Vingt et un États membres appellent la Commission européenne à faire de l'eau une priorité absolue de l'agenda européen

La rencontre informelle des ministres européens de l’Environnement, jeudi 11 et vendredi 12 juillet à Budapest, n’aura pas été inutile. vingt et un ministres ont cosigné, mercredi 17 juillet, une lettre appelant la Commission européenne à veiller à ce que l'eau soit une « priorité absolue dans l'agenda européen au cours des prochaines années ». 

À Budapest, la Présidence hongroise, confortée par les ministres présents, avait fait de l'initiative de la Commission européenne pour une gestion résiliente de l'eau l'une de ses priorités, face à la multiplication des épisodes de sécheresse (EUROPE 13452/1).

« Selon l'Agence européenne pour l'environnement, environ 20% du territoire européen et 30% des Européens souffrent chaque année », rappelle la lettre adressée au vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, et au commissaire à l'Action pour le climat, Wopke Hoekstra, qui était également présent à Budapest (EUROPE 13451/5). Aujourd'hui estimé à 9 milliards d'euros par an, le coût qui en découle « pourrait atteindre 65 milliards d'euros par an », selon les ministres. Sans oublier les inondations, dont le seul coût du volet 'atténuation des risques' s'élève à « au moins 14 milliards d'euros », insistent les vingt et un États membres. 

Les ministres en appellent donc à la concrétisation de l'engagement de la Commission « par une action globale au niveau de l'UE » et rappellent que le Conseil européen s'est engagé à renforcer la résilience de l'eau dans l'UE et à investir dans de « vastes infrastructures transfrontalières », dans l'agenda stratégique qu'il a approuvé le 27 juin. 

C'est l'eau « dans toutes ses dimensions » qui est concernée : eau douce, eau salée, protection des écosystèmes, consommation humaine, agriculture et systèmes alimentaires, énergie et industries. Cela demande une approche globale, avec la mise en place de solutions systémiques. L'innovation, la coopération internationale et les investissements devront donc être renforcés, ont considéré les ministres dans leur lettre. 

Pour « garantir la disponibilité et la sécurité des approvisionnements en eau », les vingt et un États membres recommandent également « d'adapter les activités aux ressources en eaux existantes » et précisent que les solutions dégagées devront être « fondées sur la nature » (conservation et restauration des zones humides...) 

Ces doléances pourraient être entendues, puisque Mme von der Leyen pourrait décider de séparer le portefeuille Environnement/Pêche et renforcer l'enjeu de l'eau dans le portefeuille Environnement. 

Sont signataires de la lettre, par l'intermédiaire de leurs ministres respectifs de l'Environnement : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, la France, l'Estonie, la Grèce, l'Italie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. 

Voir la lettre : https://aeur.eu/f/d2f (Florent Servia)

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