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Bulletin Quotidien Europe N° 13455
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Immigration irrégulière, le 22 juillet, la Présidence hongroise du Conseil de l'UE appellera les Vingt-sept à « sortir des sentiers battus »

Les ministres et représentants de ministres de l’Intérieur et de l’asile seront invités à se pencher, le 22 juillet à Budapest, lors d’une réunion informelle convoquée par la Présidence hongroise du Conseil de l’UE, sur la prévention de l’immigration irrégulière dans l’UE, à travers « une action plus coordonnée et plus efficace sur la dimension externe de la migration ».

La mise en place en 2025 des règles d’interopérabilité des systèmes d’information européens ainsi que la lutte contre le crime organisé seront les deux autres grands thèmes de cette réunion.

La prévention de l’immigration illégale est l’une des principales priorités de la Présidence hongroise et il s’agira de discuter d’idées nouvelles, en coopération notamment avec les pays de départ et de transit, mais aussi de « sortir des sentiers battus », souligne une note de la Présidence consultée par Agence Europe.

Les ministres et représentants de ministres seront ainsi invités à examiner comment l'efficacité de l'approche fondée sur des partenariats globaux mutuellement bénéfiques avec les pays tiers peut être encore améliorée. « Avec quels pays tiers et sur la base de quels aspects politiques de nouveaux partenariats globaux devraient-ils être mis en place et quelles ressources les États membres sont-ils prêts à mobiliser à cette fin, en plus de celles fournies au niveau de l'UE ? », demandera la Présidence.

Les ministres pourront aussi donner leur point de vue sur « l'examen conjoint d'initiatives existantes ou nouvelles (y compris d'éventuelles nouvelles mesures législatives ou des modifications ciblées de concepts existants) qui pourraient contribuer à empêcher les migrants d'entreprendre des voyages périlleux vers l'UE, à accroître l'efficacité des retours ou à lutter contre les menaces hybrides, cela tout en garantissant aux migrants et aux demandeurs d'asile des conditions de vie dignes et des perspectives d'avenir durables aussi près que possible de leur pays d'origine », indique la Présidence sans jamais parler directement des projets d’externalisation des demandes d’asile demandés par 15 États membres.

Dans cette note de discussion, la Présidence indique que les conséquences de l'immigration clandestine sont graves non seulement pour les États membres et l'Union européenne dans son ensemble, mais aussi pour les migrants et les demandeurs d'asile eux-mêmes, qui deviennent souvent dépendants de groupes criminels organisés et, dans certains cas, d'acteurs non étatiques hostiles au cours de leur dangereux périple vers l'UE.

Si de nombreuses initiatives réussies et tournées vers l'avenir ont été mises en œuvre tant au niveau de l'UE qu'au niveau national dans le domaine extérieur, la réforme du régime d'asile européen commun (RAEC) est l'un des sujets les plus importants de l'agenda politique de l'UE depuis de nombreuses années, écrit la Présidence.

« Toutefois, si nous ne renforçons pas et ne coordonnons pas nos efforts dans la dimension extérieure, la réforme du RAEC n'atteindra pas les résultats escomptés, ne réduira pas de manière significative le nombre de départs illégaux et de migrants s'engageant dans des voyages périlleux, n'allégera pas la pression migratoire sur l'UE et ne diminuera pas non plus la charge globale pesant sur les États membres ».

 Avec le cadre législatif actualisé, « le début du prochain cycle institutionnel offre une occasion unique de se concentrer davantage sur les aspects extérieurs de notre politique migratoire. Par conséquent, notre ambition ne doit pas se limiter à la gestion de nos faiblesses, mais doit également se concentrer sur la recherche de solutions réellement efficaces ».

La Présidence entend favoriser de « nouvelles idées pour des approches conjointes plus fortes et coordonnées » et s'appuyer sur des initiatives existantes telles que la déclaration UE-Turquie ou le sommet de La Valette, qui avait créé de nouveaux ponts avec les pays d'Afrique, écrit encore la Présidence. L'UE devra aussi aider les pays tiers à améliorer la situation des migrants, des demandeurs d'asile et des réfugiés aussi près que possible de leur pays d'origine.

En termes de présence ministérielle, la ministre allemande, Nancy Faeser, ne fera pas le déplacement. Selon Euractiv, le gouvernement allemand envisagerait en effet de 'boycotter' également les réunions informelles organisées à Budapest. (Solenn Paulic)

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