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Bulletin Quotidien Europe N° 13453
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

La Présidence hongroise du Conseil de l’UE prend le pouls des États membres sur la promotion des investissements dans la géothermie

Les ministres européens de l’Énergie se réunissent lundi 15 et mardi 16 juillet à Budapest pour leur réunion informelle sous Présidence hongroise du Conseil de l’UE, présidée par le ministre hongrois de l’Énergie, Csaba Lantos, afin d’évoquer plusieurs sujets prioritaires pour la Hongrie en matière de politique énergétique européenne, tels que le déploiement de la géothermie en tant que solution durable pour la production d'électricité, le chauffage et le refroidissement (EUROPE 13443/9).

Selon un agenda détaillé de la réunion, vu par Agence Europe, la première session thématique de mardi 16 juillet est exclusivement consacrée à cette technique visant à exploiter la chaleur produite par la croûte terrestre et représentant en 2022 0,5% du marché mondial de l'électricité renouvelable.

Les ministres assisteront à une présentation du 'Conseil européen pour l’énergie géothermique' ('Geothermal Energy Council' ou 'EGEC'), feront part de leurs contributions dans le domaine et évoqueront les premières conclusions de la Présidence hongroise.

Cette dernière invite effectivement les ministres européens, dans un document de travail vu par Agence Europe (EUROPE 13446/15), à se prononcer sur les mesures nécessaires pour améliorer la viabilité commerciale des investissements dans la géothermie ainsi que sur les obstacles à la mobilisation du capital privé et ceux liés à l’accès aux données géologiques locales et à l’acceptation du public.

À noter qu'aujourd'hui, l’Italie est la principale productrice d’électricité à partir de la géothermie. La France, l’Allemagne, le Portugal, la Croatie, l’Autriche et la Hongrie en produisent également, mais à des taux considérablement plus faibles.

L’objectif de la Présidence hongroise est de boucler son mandat avec l’adoption de conclusions sur la promotion de la géothermie lors du Conseil ‘Énergie' du 16 décembre 2024.

PNEC. La deuxième session de la matinée est consacrée au rôle des Plans nationaux Énergie-Climat (PNEC) et à la mise en œuvre du cadre législatif énergétique à l’horizon 2030.

La version finale de ces plans était attendue pour le 30 juin 2024 (EUROPE 13443/5), mais, pour l’instant, seulement six États membres (le Danemark, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas et la Suède) ont soumis leur PNEC final.

Le dernier pays a l’avoir fait, le 10 juillet dernier, est la France, qui a fini par inscrire un objectif de consommation finale d’énergies renouvelables de 570 térawattheure (TWh). Après calcul, ceci correspondrait à une part de 41,3% d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie (EUROPE 13283/21), en dessous des 44% fixés par la Commission européenne. 

Les ministres évoqueront ces questions en présence du directeur exécutif de l’Agence internationale de l’Énergie, Fatih Birol, ainsi que du vice-président de la Banque européenne d’Investissement, Thomas Östros.

Compétitivité. Envisageant les politiques climatiques et énergétiques sous le prisme de l’économie et de la compétitivité européenne (EUROPE 13452/1), la Présidence hongroise consacre son déjeuner de travail, mardi 16 juillet, à la contribution du secteur énergétique pour le « nouveau pacte sur la compétitivité ».

Elle s’appuie ainsi sur l’étude et les recommandations de l’association patronale européenne BusinessEurope - qui seront présentées par son directeur général, Markus Beyrer - soulignant la nécessité du développement massif des énergies renouvelables pour réussir la transition vers la neutralité carbone d’ici 2050 et assurer la compétitivité de l’UE (EUROPE 13446/16).

Ce développement des énergies renouvelables - s'il est exempt de tout obstacle, notamment au niveau des interconnexions - pourrait faire baisser les prix de l’électricité sur le marché de gros de près de 40%, selon BusinessEurope.

Par ailleurs, l’étude indique que l’électricité deviendra le plus grand vecteur d’énergie finale dans l’UE d’ici 2050, mais le mix énergétique devra s'appuyer davantage sur l'hydrogène, la biomasse et le biométhane.

Réseaux. La Présidence hongroise s’est également engagée à poursuivre le travail initié par la Présidence belge sur les réseaux électriques (EUROPE 13420/1).

Elle consacre donc sa toute dernière session thématique à l’importance d’un système électrique « résilient, flexible et intégré comme clé de la décarbonation de l'économie », avec la participation du directeur de l’Agence européenne de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER), Christian Zinglersen, et le président d’Eurelectric, Leonhard Birnbaum.

Avant d’engager ces discussions, les ministres sont accueillis, lundi 15 juillet, dans l’après-midi, par le secrétaire d’État Attila Steiner. Ils débutent leur rencontre à Budapest avec une visite d’étude au forage géothermique opérationnel de Tököl, suivie d'un dîner informel. (Pauline Denys)

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