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Bulletin Quotidien Europe N° 13453
Sommaire Publication complète Par article 13 / 28
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / France

L'heure est à l'assainissement des comptes publics, prévient l'échelon européen

Avec la mise en place progressive du Pacte de stabilité révisé à partir de 2025, les pays les plus endettés de la zone euro, comme la France, n'échapperont pas à la consolidation budgétaire, a estimé la Commission européenne lundi 15 juillet.

« Il est clair qu'un ajustement budgétaire en France et dans d'autres pays (de l'Union européenne) est nécessaire », a indiqué le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, à son arrivée à l'Eurogroupe. Il a estimé que, pour la France, la trajectoire de consolidation des finances publiques, qui est en train d'être discutée au niveau technique, est « très réaliste ». « Ce n'est pas quelque chose qui obligera les pays concernés à faire des choses impossibles », a-t-il ajouté.

Les États membres négocient actuellement leur trajectoire d'ajustement budgétaire avec la Commission européenne dans le cadre des plans macrobudgétaires (4 à 7 ans en fonction de l'ampleur des réformes et des investissements prévus) qu'ils lui soumettront d'ici fin septembre et qu'ils appliqueront à partir de 2025. Cela explique pourquoi les procédures pour déficit excessif qui seront ouvertes à l'encontre de sept États membres (la Belgique, la France, l'Italie, la Hongrie, Malte, la Pologne et la Slovaquie), mardi 16 juillet, ne contiennent pas de recommandation de la Commission sur une trajectoire numérique spécifique.

Assistant à ses dernières réunions de l'Eurogroupe et du Conseil 'Écofin', le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, avait mis en garde, lundi matin, tout futur gouvernement français contre la tentation de dévier de la trajectoire préalablement fixée et censée faire diminuer le déficit national à un niveau inférieur au seuil de 3% du PIB d'ici 2027 (EUROPE 13401/23). Selon lui, 25 milliards d'euros d'économies sont nécessaires en 2024 pour ramener le déficit français de 5,5 à 5,1% du PIB.

Le futur gouvernement devra confirmer s'il veut rester dans les clous du Pacte, ma recommandation étant de « ne pas dévier de cette trajectoire », a souligné M. Le Maire.

À son arrivée à Bruxelles, le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, a dit s'attendre à ce que tout État membre se conforme aux règles budgétaires communes. « Tout futur gouvernement français devra aussi respecter ces règles », a-t-il considéré.

Lundi, l'Eurogroupe a préconisé une orientation budgétaire restrictive pour 2025 au niveau de la zone euro (voir autre nouvelle). (Mathieu Bion)

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