L’histoire se répète. Réélu député européen, le Catalan Antoni Comín ne peut pas faire valider son statut s'il ne se présente pas à Madrid, à la Commission électorale centrale espagnole, pour ensuite figurer sur la liste officielle des eurodéputés espagnols. Mais l’ex-conseiller de Carles Puigdemont, exilé en Belgique depuis 2017, risque de se faire arrêter en Espagne.
L’indépendantiste catalan avait connu la même mésaventure en 2019. Il a donné une conférence de presse à Strasbourg, lundi 15 juillet, au dernier jour de la législature 2019-2024, pour dénoncer cette situation.
N'étant plus en capacité de siéger, à partir du 16 juillet, Antoni Comín a expliqué, lors de la conférence de presse, qu'il retournerait à Bruxelles, où il continuera, d'une manière ou d'une autre, de représenter ses électeurs, dans l'attente d'une réponse de la Cour européenne de justice, vers laquelle il s’est tourné.
Selon l'indépendantiste, Roberta Metsola n'a pas la légitimité de lui refuser son siège, n'étant elle-même pas encore réélue présidente du PE.
La même situation, après les élections de 2019, avait permis à Carles Puigdemont et lui d’obtenir gain de cause devant le Tribunal de l'UE (EUROPE 12397/6), face à l'ancien président du PE Antonio Tajani, et d'entrer au PE en janvier 2020. (Florent Servia)