Le Danemark serait-il prêt à sortir du club des 'frugaux', ces pays européens notoirement frileux à l'idée d'une augmentation des dépenses de l'UE ?
Dans une interview accordée à Politiken datée de lundi 3 juin, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, dit désormais « ne rien exclure », pas même la possibilité d'une mise en place de nouvelles ressources propres ou d'un emprunt commun - chose impensable il n'y a pas encore si longtemps.
« Il est aussi question d'une dette commune, ce que nous avons choisi de faire après la pandémie de Covid-19. Pouvons-nous le faire maintenant, par exemple dans le domaine de la défense ? En tout cas, je ne le rejetterais pas », a-t-elle déclaré à Politiken.
En prônant désormais la flexibilité face à ces questions - « Je tiens à mettre en garde contre un retour à l'ancienne façon de penser (...). Aujourd'hui, tout doit viser à rendre l'Europe la plus forte possible » - Mette Frederiksen aligne le Danemark sur les revendications de certains pays tels que la France, qui réclame un investissement accru sur le sujet de la défense.
Lors de la négociation du budget pluriannuel de l'UE de 2020, le Danemark faisait partie des 'frugaux', avec les Pays-Bas, la Suède et l’Autriche. Cette époque semble révolue pour la Première ministre. « Je ne nous vois pas dans cette constellation 2 », assure Mette Frederiksen.
Voir l'interview (en danois) : https://aeur.eu/f/ckb (Isalia Stieffatre)