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Bulletin Quotidien Europe N° 13391
ACTION EXTÉRIEURE / Moyen-orient

Le G7 et l’UE condamnent l’attaque de l’Iran contre Israël

Après les condamnations, dimanche, des attaques de plus de 300 drones et de missiles de l’Iran et ses mandataires, dont le Hezbollah, sur Israël, dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 avril, les Européens discuteront de la situation au Moyen-Orient ce mardi au niveau ministériel, puis mercredi au niveau des chefs d'État ou de gouvernement.

Israël a menacé de riposter et l’Iran a prévenu que la réaction de son pays serait « plus forte » en cas de « comportement imprudent » de l’État hébreu. L’Iran dit avoir agi en représailles du bombardement d’une annexe de son consulat à Damas le 1ᵉʳ avril, attribué à Israël (EUROPE 13383/28).

Branle-bas de combat pour la diplomatie européenne

Sur X (anciennement Twitter), le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé la tenue, en format virtuel, d’un Conseil des Affaires étrangères exceptionnel ce mardi.

« Notre objectif est de contribuer à la désescalade et à la sécurité de la région », a expliqué M. Borrell.

Selon le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Peter Stano, la réunion aura pour but d’évaluer la nouvelle situation après « une attaque sans précédent », ainsi que les actions à envisager, en plus de ce qui est déjà fait, pour empêcher une escalade régionale, et pourrait permettre de discuter des prochaines étapes pour réagir aux actions de l’Iran. Dimanche, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a précisé que l’UE allait réfléchir à des sanctions supplémentaires contre l’Iran « en étroite collaboration avec (ses) partenaires, en particulier, sur les programmes de drones et de missiles ».

Les tensions au Moyen-Orient, y compris la situation au Liban, seront également sur la table des dirigeants européens mercredi soir, selon le président du Conseil européen, Charles Michel.

Selon une source élyséenne citant un projet de conclusions du Conseil européen, les dirigeants européens pourraient condamner sans équivoque l’attaque iranienne, exprimer leur solidarité et leur soutien à Israël et réaffirmer l’engagement de l’UE vis-à-vis de la sécurité de l'État hébreu.

Le Conseil européen pourrait aussi appeler à la stabilité et à éviter toute escalade régionale. Les dirigeants pourraient également faire référence à la situation des réfugiés syriens au Liban et à la poursuite du soutien de l’UE à la sécurité et la stabilité du Liban. Ils reviendront aussi sur la situation à Gaza.

Appel au calme de l’UE

Dimanche, l’Union européenne, par la voix de son Haut Représentant, avait déjà condamné l’attaque « dans les termes les plus fermes », estimant qu’il s’agissait d’une « escalade sans précédent et d’une menace pour la sécurité régionale ».

« Dans cette situation régionale très tendue, une nouvelle escalade ne peut être dans l’intérêt de personne. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue », a souligné M. Borrell, rappelant l’attachement de l’UE à la sécurité d'Israël. Selon le Haut Représentant, l'UE reste pleinement déterminée à contribuer à la désescalade et à la sécurité de la région et reste en contact étroit avec toutes les parties à cette fin.

Plusieurs États membres de l’UE, dont la Belgique, la France et la République tchèque, ont convoqué les ambassadeurs iraniens dans leurs pays.

Le G7 prêt à prendre des mesures

Dimanche toujours, les dirigeants du G7, réunis virtuellement en urgence, ont condamné les attaques « sans équivoque, dans les termes les plus fermes ».

« Par ses actions, l’Iran a fait un pas supplémentaire vers la déstabilisation de la région et risque de provoquer une escalade régionale incontrôlable. Cela doit être évité », ont-ils souligné dans une déclaration commune, annonçant qu’ils continueraient à œuvrer pour stabiliser la situation et éviter une nouvelle escalade.

Dans cet esprit, ils ont exigé que l’Iran et ses mandataires cessent leurs attaques. « Nous sommes prêts à prendre de nouvelles mesures dès maintenant et en réponse à de nouvelles initiatives déstabilisatrices », ont-ils prévenu.

Les dirigeants du G7 ont exprimé leur « pleine solidarité » et leur soutien à Israël et à son peuple et réaffirmé leur engagement en faveur de sa sécurité. Ils ont aussi promis de renforcer leur coopération pour mettre fin à la crise à Gaza, « notamment en continuant à œuvrer en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et durable et de la libération des otages par le Hamas et en fournissant une aide humanitaire accrue aux Palestiniens dans le besoin ».

Les ministres des Affaires étrangères du G7, qui se retrouveront à Capri du 17 au 19 avril, devraient aussi discuter de la situation. 

La porte-parole de l’OTAN, Farah Dakhlallah, de son côté, a condamné l’escalade de l’Iran et appelé à la retenue, expliquant qu’il était essentiel que le conflit au Moyen-Orient ne devienne pas incontrôlable. (Camille-Cerise Gessant)

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