Vendredi 22 mars, en plénière, le groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) a dressé le bilan de ses 15 ans de suivi de la Convention anti-traite du Conseil de l’Europe.
Un état de la question est détaillé pays par pays dans sa dernière publication, « L’impact pratique du travail du GRETA ». Y sont mises en perspective les mesures prises par les 46 États européens parties à la Convention pour renforcer leurs législations et politiques en matière de lutte contre la traite des êtres humains.
Celles-ci concernent notamment des changements apportés à la criminalisation des acteurs de la traite, des dispositions sur la non-sanction des victimes, des mesures liées à l’assistance au rétablissement physique, psychologique et social de celles-ci en tenant compte de leur sécurité et de leur protection ainsi que des questions relatives à leur permis de séjour.
Le suivi du GRETA a également entraîné des changements dans les procédures d’identification des victimes, la création de refuges spécialisés et un financement accru de la prise en charge.
Le rôle du GRETA est important en temps de crise et « particulièrement pertinent dans la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine », a souligné Helen Lorez-Schweig, Représentante permanente adjointe du Liechtenstein auprès du Conseil de l’Europe.
Lien vers la publication du GRETA (en anglais) : https://aeur.eu/f/bhe (Véronique Leblanc)