Les chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l’Union européenne ont généralement salué, vendredi 22 mars, les mesures proposées par la Commission européenne pour apaiser la colère des agriculteurs de l’UE.
Le président français, Emmanuel Macron, a remercié la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, d'avoir « agi rapidement pour répondre aux demandes que nous avions formulées dès le mois de février et qui ont eu des réponses très concrètes ».
Les propositions permettent de réduire la charge administrative liée au contrôle et d’offrir plus de souplesse aux agriculteurs, a rappelé le président français (EUROPE 13374/12). Ce qui était demandé par la France sur les prairies et les jachères, par exemple, se trouve dans la réponse donnée par la Commission.
M. Macron a reconnu qu’il fallait accompagner les agriculteurs dans la transition vers une agriculture qui réponde au défi du climat et de la biodiversité, tout en garantissant « notre souveraineté agricole et alimentaire ».
Le Conseil européen a demandé d'avancer dans quatre directions : - adoption des mesures de court et moyen termes pour alléger la charge administrative et simplifier la PAC ; - renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne agroalimentaire pour leur assurer un revenu équitable. « C'est ce que j'avais pu appeler un Egalim européen », a relevé M. Macron ; - assurer une concurrence équitable fondée sur des règles dans les accords internationaux comme dans le marché intérieur ; - alléger la charge financière des agriculteurs en concevant des moyens d'aide supplémentaires.
Giorgia Meloni, la présidente du Conseil italien, a rappelé que les conclusions « se réfèrent à des mesures concrètes que la Commission met déjà en œuvre, surtout en termes de simplification de la PAC, de soutien aux filières contre la concurrence déloyale ». L'important, pour l'Italie, était de faire référence « à la prorogation des aides d'État dans le domaine agricole ». « C'est chose faite. C'est un pas en avant très important », a-t-elle souligné. Au Conseil européen extraordinaire des 17 et 18 avril, la Commission devra faire rapport sur d'autres mesures de soutien aux agriculteurs, a précisé Mme Meloni.
Petr Fiala, le Premier ministre tchèque, a salué la réaction rapide de la Commission. Les procédures offriront plus de flexibilité pour répondre aux exigences environnementales et la Commission a présenté une proposition législative qui réduira encore la paperasserie, a-t-il dit.
Mme von der Leyen, a rappelé les mesures proposées, invitant les pays de l'UE à les adopter rapidement. À moyen et long termes, « nous attendons avec impatience les premières recommandations de notre dialogue stratégique sur l'avenir de l'agriculture dans l'Union européenne. Ces recommandations alimenteront ensuite les travaux de la prochaine Commission », a-t-elle conclu.
Lien vers les conclusions du Conseil européen : https://aeur.eu/f/bhm (Lionel Changeur, avec la rédaction)