L'accord sur les services, conclu en 2021, va désormais pouvoir s'appliquer aux 71 membres qui l'ont signé à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L'ensemble des membres de l'Organisation ont donné leur feu vert, mardi 27 février, pour intégrer l'accord sur les services dans les règles de l'OMC. Il s'agit d'une des premières annonces de la 13e conférence ministérielle de l'OMC, qui s'est ouverte lundi 26 février à Abu Dhabi.
L'initiative sur les services ne s'applique qu'aux 71 pays participants - qui représentent 92% du commerce mondial de services - puisqu'il s'agit d'un accord plurilatéral. D'autres membres peuvent toutefois le rejoindre, s'ils le souhaitent.
L'Afrique du Sud et l'Inde s'opposaient à l'intégration de ce texte dans les règles de l'OMC, mais un travail de négociation, mené par l'UE, a permis de dépasser les différences. Pour le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, « cela démontre que les fonctions délibératives de l'OMC peuvent fonctionner au bénéfice de tous les membres et que trouver un terrain d'entente est possible ».
L'initiative sur les services va lisser les obligations d'autorisations concernant la fourniture de services et réduire les barrières procédurales pour les entreprises. Cela va largement leur bénéficier, d'après M. Dombrovskis, qui a insisté sur le fait que le coût du commerce des services était deux fois plus important que le coût du commerce de biens.
« Des estimations ont montré que les barrières au commerce de services pourraient être réduites de 10% dans les économies participantes », a-t-il ajouté. (Léa Marchal)