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Bulletin Quotidien Europe N° 13357
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CONSEIL DE L'EUROPE / Affaires intÉrieures

Selon le Conseil de l’Europe, les mesures anti-immigration prises en Italie ont un impact négatif sur la lutte contre la traite des êtres humains

Entre 2 100 et 3 800 personnes sont identifiées chaque année en Italie comme victimes de la traite des êtres humains, a révélé, vendredi 23 février, le Groupe d’experts du Conseil de l’Europe dédié à la lutte contre ce fléau (GRETA), mais - a-t-il souligné - ces chiffres ne reflètent pas l’ampleur du phénomène.

Cette sous-estimation tient aux insuffisances persistantes des procédures mises en place en Italie pour l’identification des victimes de la traite et au faible taux de signalement par ces victimes qui craignent d’être sanctionnées ou expulsées.

À ce propos, le GRETA s'est dit « préoccupé par le fait que les mesures restrictives adoptées par l’Italie en matière d’immigration favorisent un climat de criminalisation des migrants », malgré « des efforts déployés pour améliorer la détection des victimes de la traite parmi les demandeurs d’asile, notamment par les commissions territoriales pour l’octroi de la protection internationale ».

D’autres évolutions positives sont soulignées par le GRETA, notamment l’adoption d’un « Plan d’action national contre la traite des êtres humains », l’augmentation des fonds consacrés à l’assistance aux victimes et la mise en place de procédures spécifiques aux enfants.

Mais, est-il déploré, cela n’a pas empêché la diminution du nombre d’enquêtes, de poursuites et de condamnations.

Le GRETA s’inquiète également du fait qu’aucune victime n’ait reçu d’indemnisation de la part du 'Fonds pour les mesures de lutte contre la traite'.

L’exploitation sexuelle reste la forme prédominante de traite, la plupart des victimes sont des femmes, mais le nombre d’hommes et de personnes transgenres est en augmentation.

L’exploitation par le travail, quant à elle, est en constante augmentation dans les secteurs à haut risque que sont l’agriculture, le textile, le travail domestique, la construction, l’hôtellerie et la restauration.

Lien vers le rapport du GRETA : https://aeur.eu/f/ayt  (Véronique Leblanc)

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