La Secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, et le président de l'Eurogroupe, Paschal Donohoe, ont réaffirmé, lundi 16 octobre à Luxembourg, la volonté des États-Unis et de l'Union européenne de continuer à soutenir financièrement l'Ukraine afin que celle-ci soit en mesure de continuer à combattre l'agression militaire russe sur son territoire.
« Nous ne devons pas permettre que notre soutien à l'Ukraine soit interrompu », a déclaré Mme Yellen. Elle a assuré que la Maison-Blanche était pleinement engagée en faveur de l'élaboration d'un nouveau paquet d'aides après l'échec récent de négociations budgétaires. Ce nouveau paquet d'aides, qui comprendra un soutien à Israël en lien avec la crise au Proche-Orient, bénéficie d'une « majorité bipartisane », a-t-elle souligné.
M. Donohoe a noté l'unité de vues des deux partenaires concernant la nécessité de poursuivre le soutien à l'Ukraine.
La Commission européenne a proposé de stabiliser l'aide macrofinancière de l'UE à l'Ukraine à hauteur de 50 milliards d'euros sur la période 2024-2027. Le Parlement arrêtera sa position, ce mardi à Strasbourg (EUROPE 13265/4), sur la mise en œuvre de cette nouvelle aide dont le montant devra être tranché avant la fin de l'année par les États membres dans le cadre de la révision du cadre financier pluriannuel (CFP).
Louant les travaux en cours au sein de l'UE, Mme Yellen a estimé important de savoir que les États-Unis ne sont pas seuls dans cette entreprise, afin notamment d'éviter tout essoufflement dans la volonté d'aider les autorités ukrainiennes.
Sur la situation macroéconomique, M. Donohoe a considéré que des relations économiques transatlantiques étroites étaient très importantes, surtout à l'heure actuelle. « Nous traverserons cette tempête ensemble », a-t-il considéré en réponse aux risques géopolitiques liés à l'Ukraine et au Proche-Orient.
Chine. Dans l'optique du sommet UE/États-Unis qui se tiendra vendredi 20 octobre à Washington, Mme Yellen a confirmé que des discussions étaient en cours entre les deux partenaires pour renforcer leur partenariat économique et réduire le risque ('derisking') d'une exposition excessive à la Chine des économies européenne et américaine (voir autre nouvelle). C'est dans ce cadre que des discussions ont lieu sur une possible enquête antisubventions sur l'acier chinois après celle initiée à la mi-septembre concernant les véhicules électriques importés de Chine (EUROPE 13264/21). (Mathieu Bion)