La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, mardi 29 août, la proposition de Wopke Hoekstra, commissaire candidat présenté par le gouvernement néerlandais, au poste de commissaire européen pour l'Action pour le climat. M. Hoekstra exercerait ses fonctions sous la direction de Maroš Šefčovič, vice-président exécutif en charge du 'Pacte vert européen', des relations institutionnelles et de la prospective stratégique.
Dans un communiqué publié à la suite de son entretien avec M. Hoekstra, Mme von der Leyen a salué l'« expérience significative » de ce dernier en matière de questions européennes ainsi que « son grand engagement envers l'Union européenne ». Mme von der Leyen a en outre souligné que l'« expérience gouvernementale » de M. Hoekstra, notamment en tant que ministre des Affaires étrangères, serait un « atout précieux » dans le contexte de la COP28 et pour la mise en œuvre des instruments législatifs et financiers liés au climat.
Cependant, si la présidente de la Commission atteste de l’« engagement » de Wopke Hoekstra à poursuivre une « politique climatique ambitieuse » et à « maintenir un équilibre social », cette nomination, qui intervient à la suite du départ de Frans Timmermans (EUROPE 13234/3), n'est pas sans susciter de vives réactions. Et depuis quelques jours, notamment du côté des groupes parlementaires, plusieurs voix s'élèvent pour exprimer des préoccupations au vu de l'affiliation du commissaire candidat au parti chrétien-démocrate (CDA), situé à droite de l'échiquier politique (EUROPE 13236/1).
« Il est incompréhensible de faire pencher la balance politique en faveur de la droite. La nomination d'un candidat du PPE pour succéder à un social-démocrate est extrêmement antisportive de la part du Premier ministre néerlandais, Mark Rutte », ont ainsi expliqué dans un communiqué publié en amont de la déclaration de Mme von der Leyen les coprésidents de La Gauche, Manon Aubry (française) et Martin Schirdewan (allemand).
Or, la prochaine étape pour Wopke Hoekstra sera de se présenter devant la commission parlementaire compétente pour son portefeuille, où il sera évalué sur ses compétences et son aptitude à remplir ses fonctions. Si cette évaluation est positive, le commissaire désigné sera ensuite soumis à un vote d'approbation unique au Parlement européen qui déterminera sa nomination par le Conseil de l'UE à son poste, jusqu’à la fin du mandat de la Commission, en novembre 2024.
La déclaration d'Ursula von der Leyen (en anglais) : https://aeur.eu/f/8dh (Nithya Paquiry)