L'UE importe et exporte plus de services numériques que n'importe quelle autre économie, selon une publication de l'Institut Jacques Delors de mardi 29 août. Elle devance ainsi largement les États-Unis ou encore la Chine. C'est pourquoi l'auteur de la publication, Nicolas Köhler-Suzuki, suggère que les décideurs européens concentrent leurs efforts sur les négociations qui touchent au numérique avec leurs principaux partenaires.
L'UE n'a d'accords commerciaux incluant une partie extensive sur le numérique qu'avec trois de ses neuf partenaires principaux dans ce domaine : le Royaume-Uni, le Japon et le Canada. L'auteur du document explique que les accords de commerce traditionnels de l'UE manquent d'éléments sur le sujet, tels que des contraintes sur la localisation des données ou encore des principes régissant l'accès et l'usage d'Internet pour le commerce électronique. Il est important, selon lui, d'assurer aux exportateurs européens de services numériques des conditions favorables dans tous les pays partenaires.
De plus, la position mondiale de l'UE sur les services numériques devrait être exploitée pour continuer d'influencer les règles mondiales dans ce domaine, qu'il s'agisse de taxation, de concurrence ou d'intelligence artificielle, argumente Nicolas Köhler-Suzuki. Cela permettrait aussi de « promouvoir le modèle européen sur l'économie numérique, qui priorise les droits des consommateurs », selon lui.
Voir la publication : https://aeur.eu/f/8df (Léa Marchal)