Les ministres européens de la Défense se sont réunis, mardi 29 août, au centre satellitaire de l’UE (SatCen) pour discuter de son avenir.
« Nous avons discuté des réalisations du centre et, plus important encore, de la manière de sauvegarder davantage les activités, de les développer et de les améliorer à l'avenir », a expliqué le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, à l’issue de la réunion du conseil d’administration.
Selon lui, les ministres ont fourni des orientations politiques pour l'avenir du centre et exprimé leur engagement à ce que l’UE dispose de sa propre analyse autonome du renseignement géospatial, qui est la fonction de SatCen.
Devant les médias, M. Borrell a rappelé que le centre satellitaire était « les yeux de l’UE ». « Ce centre nous offre une meilleure image des développements pertinents à travers le monde », a-t-il ajouté.
« La production du centre a considérablement augmenté ces dernières années. Dix fois plus aujourd’hui qu’il y a dix ans. Rien que cette année, ils ont publié plus de 5 000 rapports, certains en moins de 24 heures parce que nous devons savoir ce qui se passe en temps réel, surtout lorsque nous sommes confrontés à une guerre », a expliqué le Haut Représentant.
Les contributions et les analyses de ce centre couvrent un grand nombre de domaines de contrôle des armements, de non-prolifération, de lutte contre le terrorisme, de missions humanitaires, de catastrophes naturelles, de trafic de drogue et d'exploitation minière illégale dans le monde entier, a rappelé le Haut Représentant. Il a estimé qu’il soutenait les missions de politique étrangère et de sécurité.
Afin d’élargir le travail de SatCen, ont été signés un accord avec les ministres de la Défense de cinq États membres afin d'avoir accès aux données d'observation de la Terre de leurs systèmes gouvernementaux les plus récents et un accord de contribution étendant le rôle du centre satellitaire en tant que fournisseur de services pour Copernicus, au service des actions extérieures et de sécurité. Interrogé par EUROPE, le Service européen pour l’action extérieure n’avait pas, à l’heure de notre bouclage, donné plus d’informations sur ces accords. (Camille-Cerise Gessant)