La 3e Assemblée parlementaire de partenariat UE-Royaume-Uni s’est achevée mardi 4 juillet à Bruxelles sur le constat commun d’un climat de confiance retrouvé et de domaines d’intérêts convergents, comme le soutien à l’Ukraine, l’énergie ou le renforcement de la coopération scientifique entre les deux blocs.
Mais il a aussi donné lieu à quelques divergences et inquiétudes, notamment sur le souhait du gouvernement britannique de supprimer un certain nombre de lois européennes et de diverger avec certains standards européens, ont confirmé les deux coprésidents de cette assemblée, la Française Nathalie Loiseau (Renew Europe) et le Britannique Oliver Heald.
L’élue française a notamment insisté sur les obligations communes au titre de l’Accord de commerce et coopération et la nécessité de maintenir un terrain de jeu équitable entre les deux parties en « évitant les divergences réglementaires ».
Son homologue a assuré que l’objectif du gouvernement restait de « présenter le Royaume-Uni comme un pays avec des standards élevés ». Le fait de se retirer de certaines lois européennes « ne signifie pas que les standards seront abaissés », a ajouté le député britannique.
Le projet de loi britannique, intitulé 'Retained EU Law (Revocation and Reform) Bill', mettra fin, d'ici la fin de l'année, à la suprématie de la loi européenne dans le pays et permettra aux législateurs d'abroger ou de modifier des centaines de lois de l'UE conservées après le Brexit, concernant notamment les services et marchés financiers ou les marchés publics. (Solenn Paulic)