Une très grande majorité d'États membres se sont exprimés contre les éléments les plus politiques de la réforme de la Loi électorale de l'Union européenne, tels que la création d'une circonscription électorale européenne ou la fixation d'une date unique pour la tenue des élections européennes, mardi 27 juin lors d'un débat au Conseil 'Affaires générales' (EUROPE 13207/16).
Des pays comme la Croatie, l'Autriche, l'Italie, la Pologne, la Hongrie et la Lituanie ont en effet prôné le réalisme quant aux chances de parvenir à un accord à l'unanimité des États membres sur des questions politiquement sensibles dans le but qu'une réforme s'applique d'ici aux élections européennes de juin 2024.
Cette opposition majeure aux propositions du Parlement européen se reflète dans le rapport de la Présidence suédoise du Conseil de l'UE après que celle-ci a sondé les délégations nationales sur l'ensemble des dispositions de la réforme de la Loi électorale.
Seuls la France, l'Allemagne, la Slovénie et le Luxembourg ont exposé les avancées démocratiques que représenterait la création d'une circonscription électorale européenne. Les Pays-Bas sont opposés à la création de listes transnationales, mais seraient prêts à explorer davantage le système des candidats têtes de liste ('Spitzenkandidaten').
Le représentant de l'Espagne n'a pas nié les grandes divergences entre États membres, mais il a aussi noté qu'aucun pays ne souhaitait stopper les discussions. La prochaine Présidence espagnole du Conseil évaluera la manière la plus adéquate pour faire avancer ce dossier. Elle devra aussi trouver un accord sur la composition du Parlement européen (EUROPE 13207/17).
Voir le rapport de la Présidence suédoise : https://aeur.eu/f/7rv (Mathieu Bion)