L'impact potentiel de l'accord commercial UE/Mercosur serait une augmentation de la balance commerciale négative de l’UE de 1,5 milliard d'euros, dont une hausse des importations de 2 milliards en valeur, a déclaré le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, à l’issue du Conseil 'Agriculture' de mardi 27 juin, à Luxembourg (EUROPE 13201/30).
Lors du Conseil, qui a fait le point sur les accords commerciaux, plusieurs pays ont notamment mentionné l’accord UE/Mercosur, à la lumière d’une note obtenue par EUROPE (https://aeur.eu/f/7rw ).
Concernant l'accord UE/Mercosur, le commissaire à l'Agriculture aurait appelé à la vigilance sur les produits sensibles (bovins, ovins, sucre), tout en rappelant qu’il s’agissait d’un accord « stratégique ».
Plusieurs États membres auraient également appelé à la vigilance sur les effets de cet accord, dont l’Autriche, la France, les Pays-Bas ou encore la Slovénie.
M. Wojciechowski a fait une comparaison avec les importations de produits agricoles ukrainiens dans l’UE qui, en un an seulement, ont augmenté de 7 à 13 milliards d’euros en valeur, dont +5 milliards d’euros en ce qui concerne les pays proches de l’Ukraine (la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, la Pologne et la Slovaquie).
Par ailleurs, il a « salué le compromis trouvé avec ces 5 pays, qui ont levé leurs mesures unilatérales sous forme de restrictions à l’importation de produits agricoles ukrainiens ». La Commission adoptera bientôt formellement la décision sur les 100 millions d'euros. 330 millions d’euros sont prévus pour les 22 autres pays de l’UE (EUROPE 13209/2).
PAC. Les ministres de l’Agriculture ont discuté, au cours d’un déjeuner de travail, de la politique agricole commune (PAC) post-2027. M. Wojciechowski a souligné le besoin de doter la PAC de « davantage d’argent pour les mesures de gestion de crise ». Marc Fesneau, le ministre français, a noté que, dans le pays, l’intégration des agriculteurs dans les écorégimes s’est bien passée et qu'à l’avenir, il faudra prévoir une PAC qui permette d’amortir les chocs de prix et climatiques. (Lionel Changeur)