Alors que les négociations interinstitutionnelles sur la directive ‘énergies renouvelables’ se sont conclues le 31 mars dernier avec un accord sur une augmentation de la part d’énergies renouvelables de 42,5% dans la consommation globale d’énergie d’ici 2030 (EUROPE 13153/1), le think tank Ember publiait, le 28 mars, un rapport sur l’état d’avancement du déploiement des énergies éolienne et solaire dans l’Union européenne.
Si ces deux types de production d'énergie sont les technologies dominantes pour mener la transition énergétique européenne, « un déploiement plus rapide est nécessaire pour décarboner totalement le système électrique dans les années 2030 », indique le rapport.
En 2022, l’éolien et le solaire ont établi des records annuels d'installation dans l’UE, avec 16,1 GW d’installations additionnelles pour l’éolien et 41,4 GW d’installations additionnelles pour le solaire, mais le document met en avant des défis pour le développement massif de ces deux sources d’énergie renouvelable.
Pour l’éolien, Ember pointe des goulets d’étranglement récurrents, comme les problèmes liés aux autorisations (au moins 80 GW de projets éoliens seraient « bloqués » à travers l’Europe) ou le manque d'investissement pour la connexion et l’expansion du réseau.
Pour le solaire, Ember met particulièrement en garde contre « de nombreux risques et domaines où l'inaction pourrait faire dérailler la croissance de l'énergie solaire, de la perturbation de la chaîne d'approvisionnement au niveau mondial (dans un contexte où un pays unique, la Chine, domine) à la pénurie de main-d'œuvre au niveau local ».
Pour voir le rapport d'Ember : https://aeur.eu/f/69w (Pauline Denys)