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Bulletin Quotidien Europe N° 13129
ACTION EXTÉRIEURE / Serbie/kosovo

L’UE espère un accord sur sa proposition lors de la rencontre de lundi 27 février

Un haut responsable européen a expliqué à un groupe de journalistes, dont EUROPE, vendredi 24 février, que l’UE espérait un accord des dirigeants de la Serbie et du Kosovo sur la proposition faite par l’UE pour normaliser les relations entre Belgrade et Pristina, lors de la réunion qu'ils auront lundi 27 février à Bruxelles avec le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell (EUROPE 13124/23).

« Nous espérons l’approbation de cette proposition » par le président serbe, Aleksandar Vučić, et le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a expliqué ce haut fonctionnnaire. « Les signaux sont positifs, en principe. Maintenant, nous devons entendre clairement qu’ils l'acceptent », a-t-il ajouté. Selon ce haut fonctionnaire, la proposition est le maximum qui puisse être atteint « de manière réaliste » et il ne sera pas facile pour les deux dirigeants de l’accepter.

Ce haut responsable a ajouté que l’objectif n’était pas de débattre avec les dirigeants du document en lui-même – plusieurs discussions ayant déjà eu lieu. Des débats pourraient se tenir sur la mise en œuvre de la proposition, qui fait l’objet d’une annexe au document.

« Nous voulons commencer la mise en œuvre (de la proposition) rapidement », a prévenu le haut fonctionnaire, qui a souhaité une mise en œuvre dans les prochains mois. « Nous voulons garder un calendrier raisonnable », a-t-il expliqué.

La mise en œuvre sera la partie la plus complexe alors que des accords passés en 2013 ne sont toujours pas en place sur le terrain. Pour ce haut fonctionnaire, le sujet le plus délicat reste l’association des municipalités serbes.

« Vous avez entendu, et certains d'entre vous ont écrit que ce document concerne la reconnaissance de facto, et c'est le cas », a-t-il également expliqué aux journalistes, ajoutant que le document contenait beaucoup de substance « qui détendrait considérablement l'atmosphère et éliminerait un grand nombre d'obstacles » dans la normalisation des relations.

Il a précisé que cette proposition était un « accord de base très proche de cet accord global juridiquement contraignant entre le Kosovo et la Serbie » qui permettrait de normaliser leurs relations.

La proposition a été saluée par les vingt-sept États membres de l’UE (EUROPE 13118/5) et est soutenue par les États-Unis. La Russie, quant à elle, a fait pression sur la Serbie pour qu'elle n'accepte pas la proposition, estimant que ce n'était pas le moment. (Camille-Cerise Gessant)

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